Top 5 des meilleurs leurres pour pêcher le brochet en Janvier (Avec Vincent De Bruyne et Pierre MONJARRET)

Brochet

Le mois de janvier. Eau froide, touches rares, longues heures d’attente. Et pourtant, c’est souvent à cette période qu’on fait ses plus beaux poissons de l’année. Pour vous aider à optimiser vos sorties hivernales, j’ai échangé avec deux guides professionnels qui passent leurs hivers sur l’eau : Vincent De Bruyne, guide en France et ambassadeur Gunki, et Pierre Monjarret, ambassadeur CWC et guide depuis 20 ans en Irlande.

Leurs approches diffèrent légèrement selon leurs milieux, mais leurs conseils convergent sur l’essentiel : en janvier, ce n’est pas tant le leurre qui compte, mais comment on l’utilise.

Comprendre la pêche du brochet en janvier

Avant de parler leurres, posons les bases.

« Le plus important en janvier, ce n’est pas d’enchaîner les leurres », me dit Pierre. « C’est de localiser les poissons et de pêcher au bon moment. »

Les fenêtres d’activité

Oubliez les journées de bourre qu’on peut avoir en avril-mai. En janvier, vous avez des créneaux très courts :

  • Midi à 15h : fenêtre principale quand il y a du soleil
  • 30 minutes avant le coucher du soleil : moment où Pierre fait régulièrement ses plus gros poissons

« Si tu as un temps dégueulasse, du vent de fou, reste chez toi », conseille Pierre. « Par contre, un jour de redoux avec du soleil et pas de vent, là tu peux faire une pêche de malade. »

Les zones à cibler

Les brochets sont entre 5 et 10 mètres d’eau en janvier. « Ils sont encore sur les blancs, sur la bouffe », précise Pierre. « Mais ils peuvent aussi être complètement isolés, en train de digérer à l’écart des zones de chasse. »

Cette notion de zone de digestion vs zone de chasse est cruciale pour comprendre pourquoi certains jours, on voit les poissons mais ils ne mordent pas.

N°1 – Le shad à grosse caudale : commencez toujours par là

« Dans tous les cas, lorsque je vais à la pêche, c’est les shads en premier », démarre Vincent sans hésiter. « C’est le number one. »

Pourquoi ça marche

Un shad avec une grosse caudale souple (type Pig Shad, Gunki G’Bump, Fat Swim Impact Keitech, ou le Magic Slim Illex que cite Pierre) se met en action immédiatement.

« Tu le ramènes très très lentement« , insiste Vincent. « Et là, ça déplace de l’eau tout de suite. »

L’avantage en hiver : même à vitesse de récupération ridicule, la queue vibre. Le brochet apathique n’a pas besoin de se déplacer vite, le leurre fait le boulot.

Le montage simple et efficace

Vincent nous montre son montage de « guide de pêche simple et efficace » :

  • Tête plombée (14-28g selon profondeur)
  • Bout d’acier guéné ou kevlar
  • Triple au bout (sur le ventre en zone dégagée, sur le dessus en zone encombrée)

« Le montage super propre, c’est le 360 avec shallow screw », précise-t-il. « Mais ça, c’est quand t’as le temps de passer beaucoup de temps à la maison. Quand tu vas tous les jours à la pêche, faut faire des trucs efficaces. »

Point crucial : « Le brochet attaque souvent le dessus, la tête ou la queue », rappelle Vincent. D’où l’importance du triple traînant.

Les coloris hivernaux

Vincent sort trois shads de sa boîte : « Sur les eaux très claires, j’aime bien pêcher assez réaliste : un coloris perche, un blanc-marron, un blanc-bleu quand il y a du soleil. Et puis un Fire Tiger, toujours. »

Pierre complète côté Irlande : « Un peu naturel, quand il y a du froid, j’aime bien ces genres de coloris. »

💡 Pour acheter ces leurres au meilleur prix : Pig Shad, G’Bump, Fat Swing Impact, Magic Slim


N°2 – Le shad à gomme tonique : l’alternative quand ça ne mord pas

« Si les gommes souples ne marchent pas, faut pas hésiter à pêcher quelque chose de plus tonique », continue Vincent en sortant un Nitro Shad.

Le paradoxe de la gomme dure

Avec une gomme tonique type Nitro Shad ou Pit swimmer, vous avez deux options radicalement différentes :

Option 1 : pêche ultra lente
« Tu le ramènes très doucement et ça ne nage pas, mais c’est ce qu’ils veulent dans les eaux très froides », explique Vincent. « Pas de vibration. La queue bouge à peine. »

Option 2 : pêche de réaction
« Tu pêches très vite avec. Vu que c’est de la gomme tonique, tu cherches à faire de la pêche de réaction. C’est pas tout le temps le meilleur truc en hiver, mais ça fonctionne. »

Cette dualité est fascinante : le même leurre peut déclencher soit par discrétion totale, soit par agressivité maximum.

Vincent résume sa démarche : « Shad grosse caudale qui vibre, tu pêches lent. Si ça ne marche pas, gomme tonique. Lentement d’abord, puis vite si ça ne donne toujours rien. »

💡 Où trouver : Nitro Shad sur LDLP | Pitshad au meilleur prix


N°3 – Le grub (curly tail) : le sauve-bredouille

« Le numéro 2, c’est des grubs », annonce Vincent en sortant un Dexter eel Illex et un pro grub Fox.

Pourquoi c’est si efficace

« C’est vraiment quand tout semble mal barré. Tu pêches au shad, tonique, pas tonique, ça marche pas… Ok, on va essayer un truc. »

Le grub se ramène tout doucement au ras du fond. « C’est la particularité de faire de très faibles vibrations, très fines, de pêcher très très doucement. Et quand il fait très froid sur les poissons apathiques, c’est vraiment une très très bonne roue de secours. »

La renaissance d’un leurre oublié

« C’est un peu délaissé, qui revient un petit peu ces dernières années », note Vincent. « Au début des leurres souples, c’était les premiers trucs qu’il y a eu et c’est vite devenu ringard. »

Pourquoi ? « Les gens aiment bien que ça vibre dans la canne, que ça tire, que ça anime. Quand tu regardes dans l’eau et que tu vois un truc qui ne nage pas, on a l’impression que ça ne pêche pas. »

Et pourtant. Vincent insiste : « Quand t’es perdu, souvent le grub peut faire la différence. »

Pierre confirme avec ses curly tail énormes pour l’Irlande : « Des fois sur des poissons un peu méfiants, tout ce qui est curly comme ça, ça marche bien quand même en jouant un peu sur la vitesse de récupération. »

Les modèles recommandés

  • Dexter eel Illex,
  • Fox Rage Pro Grub (gros modèle)
  • Drunk Dancer avec double queue

Les doubles grubs : une mention spéciale

Pierre sort un modèle vintage : « Ça c’est une quinzaine d’années, boule d’œufs. Ça ça marche super bien. »

Un commentateur cite aussi le Drunk Dance de chez Reins qui a un bon double queue.

💡 Où trouver : Dexter eel | Pro grub Ultra UV | LMAB Drunk Dancer


N°4 – Le jerk minnow : l’animation qui change tout

« 3ème catégorie de leurre, sans hésiter : le jerk minnow », annonce Vincent.

Pourquoi en hiver ?

« Quand l’eau est souvent froide, à moins de 10°C, à 6, 7, 8°C, tu pêches avec ça et l’idée c’est de l’animer. »

Les modèles cités : Squad Minnow 95, Pointer 128, Magsquad Illex. Tous ont des billes à l’intérieur. « Pour le brochet, le grave c’est quand même pas mal », précise Vincent.

Les deux animations clés

Vincent détaille : « Soit des grandes jerks : 1, 2, 3, pause. Le leurre fait des grandes embardées et tu fais une pause. »

« Soit des petits twitch, assez saccadé. Tac, tac, tac, tac, 7-8 fois et une pause. »

Le secret absolu : « Ce qui est le plus important, c’est la pause. On a l’impression que ça va vite parce que quand tu tapes dedans, ça fait des grands écarts. Mais en fait, ça fait des grands écarts assez lents. Et lorsque tu fais une pause, c’est là que le poisson va venir doucement. »

Comment choisir l’animation

« Ça dépend de leur humeur. Des fois, ils veulent avoir des grands écarts avec des longues pauses, des fois des petits twitch avec des longues pauses. »

Vincent révèle un truc de guide : « Typiquement, les gars des fois ils arrivent pas à avoir le bon rythme 1-2-3 pause, et ils ont tendance à pêcher comme ça avec des pauses. Donc deux fois où ça peut faire la diff. Il faut bien maîtriser les deux. »

La profondeur idéale

« Si tu pêches entre 1 et 4 mètres, max 4 mètres avec un peu d’herbier. Mais sinon, c’est bien dans 2-3 mètres. Si tu as trop de fond, c’est pas top. »

Pierre complète pour les grands lacs : « Quand il y a 4 mètres entre les herbiers, les poissons en ce moment, en mode janvier, ils vont être entre 5 et 10 mètres d’eau. Donc même là, au-dessus de 5-6 mètres d’eau, ça descend à 1 mètre à peine. »

💡 Où trouver : Squad Minnow 95 | Pointer 128 Lucky Craft | Mag Squad


N°5 – Le lipless : la carte joker qui dérange

« La numéro 4, c’est quelque chose d’assez particulier », annonce Vincent avec un sourire. « Le lipless, ramené à fond de balle. »

L’approche contre-intuitive

« Ça va à l’encontre de ce que je raconte depuis tout à l’heure. C’est-à-dire qu’on arrive à ça quand les autres choses n’ont pas marché. Je me dis : ok, ça pêche pas doucement, ça pêche pas les gommes toniques, ça pêche pas le grub. Donc maintenant on joue sur l’agressivité. »

Vincent sort un TN-80 : « On va pêcher vite, on va pêcher énervé, on va faire du bruit, tout ce que tu veux. Et la plupart du temps, en plein hiver, c’est ça qui est très surprenant : mois de janvier, plein hiver dans les eaux froides, je te jure que c’est vraiment ultime. »

Les modèles qui cartonnent

  • TN-80
  • Rat L Trap (la légende)
  • Screamin’ devil Spro (cité par Pierre en commentaire – « J’ai pêché beaucoup quand je guidais en Espagne. C’est gros, ça fait 83 grammes. Ça fait du bruit comme c’est pas permis, mais ça te ramasse tous les brochets du coin. »)

L’animation technique

« Je laisse toucher le fond. Faut trouver le rythme. Des fois c’est 5 tours de manivelle, pause, jusqu’à ce que tu retouches le fond. Des fois il faudra faire 8 tours, des fois 3 tours. »

« Une fois que tu l’as trouvé le rythme, il faut bien le garder parce que c’est celui-là qui va déclencher les touches. »

Important : « Je fais rarement en traction continue parce que c’est un peu trop agressif, ça vibre trop fort et ça peut avoir tendance à faire fuir les poissons. »

Le bonus perches

« C’est vraiment ultime, et les grosses perches aussi en plein hiver. Donc autant joindre l’utile à l’agréable si on peut faire des brocs et des grosses perches, c’est quand même cool. »

⚠️ Attention : « Par contre, si tu pêches tous les jours au même endroit avec, je peux te garantir que les jours suivants, ça va être beaucoup moins bien », prévient Vincent sur le Streaming Willy. C’est une technique à garder pour les moments difficiles.

💡 Où trouver : TN-80 au meilleur prix | Screamin’ Devil SPRO | Rat L Trap


N°5 bis – Les gros leurres : l’approche irlandaise de Pierre Monjarret

Pierre a une approche différente pour les grands lacs irlandais : « On va parler de ce que j’utilise ici en fait, parce que si je serais en France, ce serait pas le même top 5. Ici, ça va être quand même des leurres assez gros. »

Les miuras mouse (souris à poils)

Pierre montre trois tailles différentes :

La petite : « Couleur que j’utilise le plus, c’est la blanche avec la double queue orange. J’aime bien utiliser ça très lentement au-dessus du fond, vraiment très lentement. »

Les doubles CWC : « Les originales, faites par l’italien. Là ça commence à faire un morceau. »

La grosse : Plus de 30 cm. « Si je sais que je suis sur une zone où il y a quelques gros poissons qui traînent, je vais pêcher avec la grosse. »

Les gros shad et curly tail

Pierre sort un énorme curly tail : « Il y a possibilité de mettre un rattle derrière, avec ou sans. Je n’ai pas trop fait de différence. C’est tellement gros que le rattle, je pense que ça ne fait pas énormément de différence. Mais par contre, ça déplace pas mal d’eau. »

Il montre aussi ses vieilles anguilles Bulldawg : « Ça, c’est une quinzaine d’années. Je continuais toujours à les utiliser. »

Les leurres durs : guppie et big bandit

« J’aime bien quand même les leurres durs », précise Pierre.

Le Guppie CWC : « Celui-là marche très bien. Il y a des coloris que j’aime bien quand il y a du froid. » Il montre plusieurs coloris naturels. « Ça c’est le 13,5 mm, mais j’utilise aussi le petit. »

Le Big Bandit CWC : « Des grandes jerks comme ça. Quand il y a 4 mètres entre les herbiers, les poissons ils vont être entre 5 et 10 mètres d’eau. Même là, ça descend à 1 mètre à peine. Je peux le lester un tout petit peu et puis des grandes jerks avec des pauses. 3-4 jerks, je le laisse descendre un peu, il descend tout doucement, je fais 2-3 jerks. »

Pourquoi les gros leurres en hiver ?

« Il y a vraiment une période où les gros leurres marchent, c’est vraiment ces périodes-là. Je sais qu’un poisson de 70, il le prend, ça ne lui fait pas peur. Au contraire, ils vont se déplacer. Pour eux, c’est plus intéressant de se déplacer sur une grosse proie. »

« Si vous avez des gros leurres dans vos boîtes, c’est le moment de les sortir. Surtout si vous savez qu’il y a des beaux poissons qui traînent. »

💡 Où acheter au meilleur prix : Miuras MOUSE | Guppie CWC | Big Bandit CWC | Giant Pig Shad


Les swim baits : une approche à nuancer

Vincent classe les gros swim baits en 5ème position : « C’est quelque chose d’assez restrictif, mais il y a des fois où ça peut faire la différence. Des gros swim baits, un BBZ. »

« Tu les balances dans les eaux claires souvent, des journées un peu ensoleillées, qui font une grosse ombre sur l’eau, qui se déplacent tout doucement. Ça peut faire craquer les brochets. Mais on part plutôt sur une pêche dans l’optique de faire un de ces gros poissons d’hiver bien gras. »

Pierre est plus nuancé pour l’Irlande : « Je l’utilise plus quand l’eau est un peu plus chaude. Les gros swims, ça marche, mais j’ai plus de résultats quand les eaux sont chaudes. Même si ça marche – si tu passes à côté du poisson, il peut prendre un swim – mais j’ai plus confiance avec ce genre de leurres sur des pêches assez lentes, assez volumineuses. »

Le conseil : Si vous n’avez qu’un budget limité, privilégiez les catégories 1 à 4 avant d’investir dans des swim baits coûteux.

💡 Où acheter au meilleur prix : BBZ Spro | Balam 245 | Replicant Swims 18cm Fox


Les mentions spéciales : buck tail et crazy rabbit

Vincent mentionne en « 5 bis » les leurres à poils type miuras mouse et bucktail.

« On reste dans quelque chose qui déplace un gros volume d’eau. Les trucs de Matthias LOTHY, le Crazy Rabbit, ça déplace un gros volume d’eau mais sans faire de vibration. Un swim déplace un gros volume d’eau mais ça reste très discret dans l’eau. La mouse, c’est pareil. »

Pierre confirme : « Tu peux l’utiliser avec n’importe quelle canne, le Crazy Rabbit, ça se lance. Il y a les petits, il y a les mini aussi. »

L’avantage du Crazy Rabbit pour débuter dans les gros leurres : il ne pèse pas lourd (contrairement à un shad de 100g+), donc vous pouvez le lancer avec une canne moins spécialisée.

💡 Où trouver le crazy rabbit au meilleur prix : Crazy Rabbit | Miuras Mouse CWC


Le matériel adapté : fluorocarbone et montages

Le fluorocarbone en hiver

Vincent : « Quand tu pêches avec du gros leurre, ça ne va pas changer sur la nage. Gros fluoro de 100, 105, 110, c’est le top. »

Pierre précise pour l’Irlande : « 100, 117 sur des gros leurres comme ça. Ça sert à rien de pêcher fin. Si vous pêchez avec des leurres qui font 50 grammes plus, ça ne va pas changer sur la nage. Vous pouvez encore faire des nœuds, il y a des bons nœuds à faire dessus et puis ça ne risque rien. »

Les triples traînants

« Il faut bien être vigilant, les touches elles sont pas tout le temps très actives », prévient Vincent. « Des fois, il faut décaler un petit peu les ferrages. Quand ça tape court, ne pas ferrer tout de suite, plutôt continuer à mouliner en attendant que la touche soit un peu plus lourde. »

« Rajouter des triples tout bout de champ. Faire en sorte que les poissons, même s’ils tapent court, s’ils tapent derrière, que tu puisses quand même les avoir. »

Il montre des triples pré-montés avec anneau brisé : « Soit tu achètes tes hameçons et tu fais avec du kevlar, soit tu peux acheter des choses comme ça toutes faites. Il n’y a plus qu’à ouvrir l’anneau brisé et tu l’enfiles sur ta tête plombée. »


Les techniques à éviter en janvier

Le spinner

« C’est pas un leurre que je vais utiliser beaucoup, surtout pas l’hiver », dit Vincent. « Dès que ça fait trop froid, le spinner, je mets de côté. »

Le rubber jig

« Je pêche beaucoup au jig, mais quand il fait beau. L’hiver, je ne pêche pas au jig, je trouve ça beaucoup moins rentable. »

L’écrevisse

« L’écrevisse en hiver, oui, mais en Carolina pour pêcher les perches ou sur une tête plombée pour les perches. Mais pour les brocs, non. Pour moi, sur l’hiver. »


Les conditions météo : le facteur déterminant

Privilégiez les redoux

« Pêcher les redoux », insiste Vincent. « Éviter les coups de froid comme il y a eu il y a 15 jours, 3 semaines, où il faisait moins 5. Ça, ça cale les brochets. »

« Par contre, les redoux comme on a là, avec des après-midi où il fait 10 ou 12 ou même 15 en ce moment, je peux te dire que c’est plutôt pas mal. »

Le rôle du vent sur les grands lacs

Pierre détaille pour l’Irlande : « Hier j’avais 110 km/h de vent. Déjà tu ne peux pas sortir, mais le lac va être dégueulasse pendant quelques jours. Les eaux vont être brassées, les poissons vont être complètement brassés, donc ça met du temps avant de se remettre bien. »

« Si vous êtes sur un plan d’eau et que ça a été tout brassé par le vent, essayez de trouver les zones les plus claires du plan d’eau. Les zones beaucoup plus calmes qui ont moins été brassées. Le poisson ne va pas aller là où ça a été brassé. »

Les journées idéales

Pierre : « Pas trop de vent, du soleil, il y a un peu de redoux dans la journée, tu peux faire des pêches top. »

« Si c’est pétole, j’adore ça. Pas un poil de vent, un grand soleil. Et là tu vas avoir un créneau entre midi et 15 heures, des fois midi-14h, où tu vas avoir une fenêtre d’activité. »


La stratégie complète : dans quel ordre utiliser ces leurres ?

Vincent résume son approche méthodique :

1. Shad grosse caudale (lent)
« C’est vraiment le schéma 1, 2, 3, 4, 5. Je vais mettre un shad lent. »

2. Shad gomme tonique (lent puis rapide)
« Si ça va pas, je vais passer sur une gomme tonique. »

3. Grub
« Ça va pas, je vais aller au Sandra (grub). »

4. Jerk minnow
« Ça va pas, je vais essayer de les agacer au jerk minnow. Alors jerk minnow, c’est entre 1 et 4 mètres. »

5. Lipless
« Après si tu pêches dans des endroits où il y a plus de 4 mètres, tu essaies ton jerk minnow, puis si ça va pas, lipless, et tu essayes de les agacer. »

6. Gros leurre (bonus)
« Et puis le gros leurre pour le gros poisson bonus ou pour le gros poisson tout court de la journée. »

Pierre complète : « Après, c’est pour moi, c’est juste les localiser. Puis c’est la vitesse de récupération, trouver ce qui marche. Et puis surtout le plus important, ça va être de trouver le bon créneau dans la journée. »


Ce qu’il faut retenir

Les 3 règles d’or de janvier

  1. Pêchez lentement (sauf le lipless en dernier recours)
  2. Faites des pauses longues (surtout au jerk minnow)
  3. Choisissez vos créneaux (midi-15h et 30 min avant le coucher du soleil)

L’approche méthodique

Ne changez pas de leurre toutes les 5 minutes. « L’idée, c’est de pas trop tourner sur les leurres », dit Pierre. « C’est d’avoir quelque chose dans lequel tu as confiance et puis pêcher propre dessus. »

Vincent ajoute : « Dans un premier temps, c’est lentement. Si les poissons sont un peu endormis, il fait froid, il faut pas trop rater les touches. Des fois, décaler un petit peu les ferrages. »

Adaptez selon votre milieu

L’approche de Vincent (plans d’eau français) privilégie des tailles 12-15 cm. L’approche de Pierre (grands lacs irlandais) monte jusqu’à 30 cm. « La taille des leurres, c’est compréhensible par rapport aux milieux qu’on va rechercher », explique Pierre.

Mais le principe reste le même : en janvier, il y a vraiment une période où les gros leurres marchent, même en France sur des poissons de 70 cm.


Pour aller plus loin

Vous voulez découvrir l’approche complète de Pierre Monjarret sur la pêche du brochet ? Retrouvez son interview complète sur la chaîne Tous des Tom Sawyer, où il détaille ses 20 ans d’expérience en Irlande, sa collaboration avec CWC, et ses techniques de guidage.

Vincent propose également des guidages en France pour approfondir ces techniques hivernales.

Le mois prochain, on se retrouve pour le top 5 de février, où Pierre nous expliquera pourquoi c’est « le meilleur mois pour trouver un très très gros » avant la période de fraie.


Bonnes pêches, et n’oubliez pas : en janvier, la patience et la localisation font plus que la collection de leurres.