Dans le paysage institutionnel de la pêche en France, Jérémy Grandière fait figure d’exception. À 44 ans, ce père de trois enfants préside depuis une décennie la Fédération de Pêche d’Ille-et-Vilaine, l’une des plus importantes de France avec ses 21 500 adhérents. Mais ce qui le distingue véritablement, c’est son franc-parler et son opposition assumée au système actuel de la FNPF (Fédération Nationale de la Pêche en France).
Candidat contre Claude Roustan lors des dernières élections à la présidence de la FNPF, Jérémy Grandière n’a pas sa langue dans sa poche. Dans une interview exclusive accordée à Tous des Tom Sawyer, il dévoile les coulisses du fonctionnement des fédérations de pêche et propose des solutions concrètes pour redonner du pouvoir aux pêcheurs.
Qui est Jérémy Grandière ?
Un parcours atypique dans le monde de la pêche
Contrairement à beaucoup de ses homologues, Jérémy Grandière n’est pas arrivé à la présidence d’une fédération par hasard ou par ancienneté. Son engagement dans le milieu associatif de la pêche découle d’une conviction profonde : la pêche l’a sauvé.
« La pêche m’a sauvé. Clairement, elle m’a sauvé », confie-t-il sans détour. Suite à des problèmes de santé professionnels (une opération du dos l’a éloigné de son activité), c’est dans l’engagement associatif qu’il a trouvé un nouvel équilibre de vie.
De garde-pêche particulier à président de fédération
Son parcours illustre parfaitement l’évolution d’un pêcheur passionné vers un rôle de représentant :
- Le déclic : Excédé par les incivilités au bord de l’eau, il veut devenir garde-pêche particulier
- L’AAPPMA : Repéré pour son « caractère », il intègre une AAPPMA pendant 5 ans
- La fédération : Suite à un conflit entre deux prétendants, il se retrouve propulsé à la présidence
- La réélection : Après 10 ans, il entame son troisième mandat
Un président différent
À 44 ans, Jérémy Grandière était le plus jeune président de fédération de France lors de son élection. Aujourd’hui encore, il fait partie des rares actifs à occuper ce poste, dans un monde dominé par les retraités.
Son approche ? « Je gère ma fédération comme un directeur plus que comme un président », explique-t-il. Un investissement à temps plein pour… 1 100 euros net par mois.
La fédération d’Ille-et-Vilaine sous Grandière
Des chiffres impressionnants
La fédération de pêche d’Ille-et-Vilaine, c’est :
- 21 500 pêcheurs adhérents
- 9 salariés (dont un pôle d’ingénierie unique)
- 26 AAPPMA représentées
- Plus de 2 millions d’euros sur les comptes des AAPPMA
- 74 plans d’eau gérés dans le département
Une gestion innovante
Jérémy Grandière a introduit plusieurs innovations dans son département :
Le pôle d’ingénierie et d’expertise : Plutôt que de tout miser sur le développement du loisir pêche, la fédération propose désormais ses services aux collectivités (mairies, département, région) pour des actions de restauration, de maîtrise d’ouvrage et d’expertise.
La réciprocité totale : Dès son arrivée, il impose la réciprocité entre toutes les AAPPMA du département. Peu importe où vous prenez votre carte, vous avez les mêmes droits partout.
Les fenêtres de capture : Pionnier sur le sujet, il a mis en place des fenêtres de capture 60-80 cm pour le brochet sur 24 plans d’eau, après 4 ans d’étude.
La politique d’acquisition : Plutôt que de simplement déverser du poisson, la fédération achète des zones humides (plusieurs dizaines d’hectares) pour préserver les frayères naturelles.
Le redressement financier
Quand Jérémy Grandière prend la tête de la fédération, la situation est catastrophique :
- 140 000 euros de pertes annuelles sur les piscicultures
- Une fédération « à l’aube d’une mise sous tutelle »
- Des comptes dans le rouge
Dix ans plus tard, la fédération est assainie. Les piscicultures ont été fermées, les dépenses ont été rationalisées, et de nouvelles sources de revenus ont été trouvées.
Le combat contre l’interdiction de la pêche à Rennes
La seule interdiction aboutie en France
L’un des combats majeurs de Jérémy Grandière reste l’interdiction de la pêche imposée par la ville de Rennes. C’est la seule interdiction qui ait véritablement abouti en France, et cela s’est passé sur son territoire.
« Quand on nous interdit de pêcher chez nous par des écolos de la ville de Rennes, la réponse est politique », explique-t-il.
Une riposte à plusieurs niveaux
Face à cette interdiction qu’il qualifie d’injuste, Jérémy Grandière a mené plusieurs actions :
- L’attaque au tribunal administratif
- Le rapprochement avec le préfet et différents élus
- Le rachat des plans d’eau avec l’argent des pêcheurs pour pérenniser l’accès
Résultat : Sur trois plans d’eau initialement interdits, deux ont été rachetés. La fédération maîtrise désormais le foncier et la pêche ne pourra plus jamais y être interdite.
Un dernier plan d’eau en jeu
Il reste un plan d’eau stratégique : Apigné, à l’entrée de Rennes. Malgré les menaces reçues, Jérémy Grandière ne lâche rien : « Tant que je n’ai pas celui-là, je ne vais pas m’arrêter. »
Il prévoit même un grand festival de la pêche à Rennes en juin prochain, juste avant la Fête de la Pêche nationale, pour montrer que les pêcheurs ont toute leur place en ville.
L’opposant au système de la FNPF
Une candidature symbolique
En 2023, Jérémy Grandière a franchi le pas : il s’est présenté contre Claude Roustan à la présidence de la FNPF. Une candidature qu’il qualifie lui-même de « symbolique », destinée à prouver un point essentiel :
« Il n’y a rien de démocratique dans nos fonctionnements. »
Un système verrouillé
Selon Jérémy Grandière, le système électoral de la FNPF est structurellement verrouillé :
- Plusieurs échelons entre le pêcheur de base et la FNPF (AAPPMA → Fédération départementale → Association régionale → Union de bassin → Ego → FNPF)
- Un « saupoudrage » de postes : chaque président de fédération a son petit rôle, sa petite place
- 95% des présidents de fédération soutiennent Claude Roustan
- Des circonscriptions électorales organisées par les associations régionales où tout est décidé à l’avance
« La place n’est pas à prendre. C’est comme ça », résume-t-il avec lucidité.

Les départements dissidents
Malgré ce constat, quelques départements résistent :
- Le Vaucluse (Christophe Marcellino)
- L’Ardèche
- La Mayenne (le seul département qui a voté pour Grandière)
- La Vendée
- Et bien sûr, l’Ille-et-Vilaine
« On est peut-être 4 ou 5 départements à être contre cette réélection qui va y avoir », précise-t-il.
La critique du système intermédiaire
Pour Jérémy Grandière, un des gros problèmes du système actuel réside dans ces structures intermédiaires qui coûtent cher aux pêcheurs sans apporter de réelle valeur ajoutée :
L’Ego (Entente du Grand Ouest) : « C’est une banque qui nous coûte 30 000 euros par an dans ma fédération. »
Les associations régionales : « Ça sert à rien. Il faut arrêter de dépenser le pognon des pêcheurs. »
Jérémy Grandière est d’ailleurs sorti de l’association régionale bretonne, lassé par un fonctionnement qu’il juge inefficace.
L’engagement politique controversé
L’Alliance rurale et les chasseurs
En 2022-2023, Jérémy Grandière a franchi un cap controversé : il s’est engagé aux côtés de Willy Schraen et de l’Alliance Rurale, un parti politique visant à représenter les acteurs de la ruralité (chasseurs, pêcheurs, agriculteurs, éleveurs…).
Son objectif ? Obtenir un poids politique que la FNPF ne peut pas apporter :
« Si jamais tu veux être à armes égales contre quelqu’un, tu as vu, ils sont une poignée, ils ont un pouvoir important, ils peuvent nous faire chier. Moi je suis le premier dans mon département à avoir vécu une interdiction de pêche. »
Le compromis impossible sur l’eau
Mais cet engagement a pris fin avant les élections européennes. La raison ? Un désaccord fondamental sur la gestion de l’eau.
« Il y a un seul compromis que je ne pourrai jamais faire. C’est l’eau. L’eau, c’est impossible de faire le moindre compromis », explique-t-il.
En tant que président de fédération siégeant dans différentes instances (SAGE Vilaine, comités locaux de l’eau), Jérémy Grandière ne pouvait accepter la vision de l’agriculture intensive sur l’utilisation de l’eau et des pesticides dans les zones humides.
Une leçon politique
Cet épisode illustre la difficulté pour les pêcheurs de s’allier politiquement :
- Avec les chasseurs : divergences sur l’eau et l’environnement
- Avec les écolos : risque d’interdictions et de vision antispéciste
- Seuls : manque de poids politique
« C’est pour ça que j’encourage tout le monde à s’engager politiquement dans sa commune », conclut-il, tout en reconnaissant que son statut de président de fédération limite ses propres marges de manœuvre.
Les solutions proposées par Jérémy Grandière
S’engager dans les AAPPMA
Pour Jérémy Grandière, la solution numéro un est claire : l’engagement massif des pêcheurs dans les AAPPMA.
« Il n’y a que l’engagement qui va pouvoir nous faire évoluer. Si on veut impulser quelque chose, c’est déjà un bon prémisse pour la suite : arrêter d’adhérer bêtement à des AAPPMA. »
Son conseil ? Choisir son AAPPMA en fonction :
- Des actions menées (consultez les AG, les pages Facebook)
- De l’engagement des bénévoles
- De la transparence financière
- De la vision portée
Flécher son argent intelligemment
Sur une carte de pêche fédérale à 80 euros (114 euros avec l’Ego l’année prochaine), environ 15 euros reviennent à l’AAPPMA.
« Essayez de voir ce que cette association fait, ce que cette adhésion comporte », insiste-t-il.
Le problème ? Beaucoup de pêcheurs prennent leur carte « chez Decathlon » sans savoir à quelle AAPPMA ils adhèrent réellement.
Soutenir les fédérations actives
Même si le système national semble verrouillé, il existe des leviers au niveau départemental et local. Jérémy Grandière encourage les pêcheurs à :
- Identifier les départements « dissidents » qui portent une vision différente
- S’engager dans les conseils d’administration des AAPPMA
- Participer aux assemblées générales
- Relayer les messages sur les réseaux sociaux
Accepter certains compromis
Ancien opposant farouche aux déversements de truites, Jérémy Grandière a évolué :
« Dans mon département, près des deux tiers des cartes de pêche sont vendues pour l’ouverture de la truite. Si je ne mets pas ces 20 tonnes de truites, on ne va pas vendre de cartes de pêche. »
Son pragmatisme : Sans adhérents, pas d’argent. Sans argent, pas d’actions pour la biodiversité, pas de salariés, pas de poids politique.
« On doit en faire, des compromis. Mais il y a des choses où le compromis n’existera jamais. Sur l’eau, ça n’existera jamais. »
Une vision moderne de la pêche
Reconquérir le grand public
Pour Jérémy Grandière, l’avenir des fédérations passe par la reconquête du grand public et la démonstration de l’utilité des pêcheurs dans la société.
« Il faut réussir à prouver qu’on a un rôle important dans le fonctionnement », explique-t-il.
Ses actions en ce sens :
- Présence dans les écoles avec un prestataire (Emilien Ferron, guide de pêche)
- Participation à la Foire Internationale de Rennes (100 000 visiteurs)
- Stands de découverte (lancer sur cible, etc.)
- Rachat de zones humides pour montrer l’engagement écologique
La place des jeunes et des réseaux sociaux
Conscient que la génération actuelle ne se reconnaît pas dans les instances traditionnelles, Jérémy Grandière défend l’importance des réseaux sociaux et des influenceurs pêche.
« Mon gamin qui a 15 ans, Paul, lui son expérience c’est par rapport à ça, c’est pas par rapport à la fédération. Il connaît plutôt Tristan les Doigts et les Bardécumes. »
Il reconnaît que les jeunes s’identifient aux youtubeurs, pas aux « retraités qui sont à la présidence de la fédé ». D’où l’importance de collaborer avec ces nouvelles figures médiatiques.
Le rôle central des guides de pêche
Contrairement à la position de la FNPF qui veut former des bénévoles diplômés pour encadrer les jeunes, Jérémy Grandière défend une autre vision :
« Qui mieux que les guides de pêche peut le faire ? Personne d’autre. »
Pour lui, les professionnels de la pêche (guides) sont les mieux placés pour transmettre la passion et former les jeunes pêcheurs.
La réalité du métier de président de fédération
Une rémunération symbolique
L’un des points les plus marquants de l’interview concerne la rémunération des présidents de fédération :
- 1 100 euros net par mois (65% du SMIC)
- Pour un engagement à temps plein (bien plus que 35h)
- Pas de salaire, mais des « émoluments »
« Si jamais tu rapportes ça au nombre d’heures… J’ai été pendant les 5 premières années à 990 euros net », confie Jérémy Grandière.
Un frein à l’engagement des jeunes
Cette faible rémunération explique en partie pourquoi les présidents de fédération sont majoritairement des retraités :
« Ce fonctionnement permet plus à des retraités de venir. Ils ont plus de temps, du temps à disposition pour s’engager. »
Pour un actif avec une famille, c’est presque mission impossible de tenir financièrement avec 1 100 euros par mois, même en cumulant avec une petite activité.

Les contraintes du poste
Être président de fédération, ce n’est pas seulement représenter les pêcheurs. C’est aussi :
- Être employeur (9 salariés dans le cas de l’Ille-et-Vilaine)
- Gérer un budget (plusieurs centaines de milliers d’euros)
- Siéger dans de nombreuses instances (SAGE, comités de l’eau, etc.)
- Représenter politiquement 21 500 pêcheurs
- Gérer les conflits entre AAPPMA
- Assurer une présence médiatique
« C’est un poste qui est très honorifique. Je trouve que mon engagement prend tout son sens », résume Jérémy Grandière.
Les relations avec la FNPF et Claude Roustan
Un respect malgré l’opposition
Malgré son opposition au système, Jérémy Grandière maintient un dialogue avec Claude Roustan :
« Même si j’étais en opposition contre lui, j’accepte les conditions. C’est lui le patron. »
Avant de s’engager avec l’Alliance Rurale, il est même allé dîner avec le président de la FNPF à Paris (à ses frais) pour lui expliquer sa démarche.
« Je voulais lui dire vraiment ce que je pense du truc et lui m’a dit ce qu’il en pense. »
Une stratégie comprise
Avec le recul, Jérémy Grandière reconnaît une certaine efficacité à la stratégie de Claude Roustan :
« Aujourd’hui, on n’a rien perdu. On n’a pas eu d’interdiction précise » (hormis Rennes).
Comparé aux chasseurs qui ont subi de nombreuses restrictions, le monde de la pêche a relativement bien résisté aux attaques. La politique d’apaisement et de négociation a peut-être porté ses fruits.
Le constat lucide
Mais pour Jérémy Grandière, cela ne change rien au fond du problème :
« 95% des présidents de fédé le soutiennent parce que ça les arrange. On a les présidents qu’on mérite. »
Et d’ajouter avec lucidité : « Il sera réélu. Je vous le dis, rassurez-vous, c’est fait. »
Un pêcheur avant tout
Ses techniques de prédilection
Au-delà du président de fédération, Jérémy Grandière reste un pêcheur passionné :
- La carpe : « J’ai pêché beaucoup la carpe pendant une dizaine d’années. J’adorais cette recherche, l’amorçage, le fait de passer deux ou trois jours avec les copains. »
- Le carnassier : « Je pêche beaucoup du bord, je pêchais beaucoup en float-tube avant mon opération. »
- L’ouverture de la truite : « J’adore ce moment putain, aller à l’ouverture de la truite avec les copains, avec les enfants. »
Son meilleur souvenir de pêche
Interrogé sur son meilleur souvenir de pêche, Jérémy Grandière cite un moment récent, chargé de symboles :
« Cette année, je suis allé pêcher sur un des plans d’eau interdits qu’on n’avait pas encore racheté, avec mon fiston de 15 ans. Il a fait un brochet de 1m10. »
Au-delà de la prise, c’est l’émotion de voir son fils réussir, sur un plan d’eau conquis de haute lutte, qui reste gravée dans sa mémoire.
« C’est la première fois que je ressentais plus de plaisir à faire pêcher quelqu’un qu’à pêcher moi-même. »
Le sens des priorités
Ce qui ressort de l’interview, c’est que pour Jérémy Grandière, la pêche reste la priorité :
« Quand j’ai vu ma première réunion avec mes collègues présidents de fédé au niveau national, ils m’ont dit ‘Jérémy, tu verras, quand tu seras un bon président, t’auras plus le temps d’aller à la pêche’. Je leur ai dit : ‘Le jour où je vais plus à la pêche, je serai plus président de fédé’. »
Un mantra qu’il tient à respecter, même après 10 ans de mandat.
L’avenir selon Jérémy Grandière
Des projets concrets
Pour l’année à venir, Jérémy Grandière porte plusieurs projets :
Le festival de la pêche à Rennes (juin 2024) :
- Street-fishing sur la Vilaine
- June Fishing Tour
- Musique et animations
- Invitation de figures médiatiques de la pêche (Fred Jullian, Gaël Even, David Pierron…)
Le développement du pôle ingénierie :
- Participation au Salon des Maires (20-21 novembre)
- Renforcement des partenariats avec les collectivités
- Positionnement comme expert incontournable sur les questions d’eau
La poursuite du combat pour Apigné :
- Maintien de la pression sur la ville de Rennes
- Communication offensive sur les réseaux sociaux
Un troisième mandat
Malgré la charge et les difficultés, Jérémy Grandière compte bien briguer un troisième mandat :
« Je compte bien en faire un troisième parce que je pense qu’on n’est pas encore rendu au bout du truc et les pêcheurs ont besoin d’être représentés. »
Mais pas un de trop : « Moi j’ai pas envie d’en faire dix, contrairement à d’autres. »
L’appel aux pêcheurs
Son message final est clair et répété tout au long de l’interview :
« Engagez-vous. Il n’y a que l’engagement qui va pouvoir nous faire évoluer. »
Pour lui, critiquer sans s’engager ne sert à rien. Seule la participation active dans les AAPPMA et les fédérations peut changer les choses.
« On peut tous se monter le bourrichon, on peut tous reprocher à l’autre, mais à un moment donné : qu’est-ce qu’on fait ? »
Conclusion : un président qui dérange et qui inspire
Jérémy Grandière n’est pas un président de fédération comme les autres. À 44 ans, il représente une nouvelle génération qui refuse la langue de bois et assume ses positions, même quand elles sont minoritaires.
Son bilan en 10 ans :
- Redressement financier d’une fédération en difficulté
- Innovations (pôle ingénierie, réciprocité totale, fenêtres de capture)
- Rachat de plans d’eau face à l’interdiction de pêche
- Maintien d’une présence forte dans les instances politiques locales
Ses combats :
- Contre un système de la FNPF qu’il juge « pas démocratique »
- Pour une meilleure représentation des pêcheurs dans le débat public
- Pour la défense de l’eau et des milieux aquatiques
- Pour l’engagement des jeunes dans les structures de pêche
Sa vision :
- Des fédérations comme des entreprises performantes
- Des pêcheurs acteurs de la biodiversité, pas seulement consommateurs
- Un lobbying fort pour peser politiquement
- Une collaboration avec les guides de pêche et les influenceurs
Qu’on partage ou non ses idées, Jérémy Grandière a le mérite de bousculer les codes et de poser les vraies questions. Dans un monde associatif souvent sclérosé, il incarne cette volonté de changement que beaucoup de pêcheurs appellent de leurs vœux.
Reste à savoir si son message sera entendu et si d’autres suivront son exemple. Une chose est sûre : le débat est lancé.
Pour aller plus loin
Retrouvez l’interview complète de Jérémy Grandière sur la chaîne YouTube Tous des Tom Sawyer, où il développe en détail tous ces sujets pendant plus de 2 heures d’échanges sans filtre.
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