Top 5 des meilleurs leurres pour pêcher le bar en hiver (Avec Ludovic BIGOT)

Bar

La pêche du bar en hiver depuis le bord est loin d’être une mission impossible. Ludovic Bigot, pêcheur aguerri du nord Cotentin avec plus de 200 bars capturés depuis la côte, partage ses leurres incontournables pour cette période exigeante.

Une pêche hivernale méconnue mais productive

Contrairement aux idées reçues, l’hiver offre encore de belles opportunités pour le pêcheur de bar du bord. Décembre et les fêtes de fin d’année permettent de profiter des poissons avant qu’ils ne migrent vers leurs zones de reproduction. Ludovic Bigot nous dévoile sa sélection de leurres essentiels pour cette saison, fruits de nombreuses années d’expérience sur les côtes normandes.

Le terrain de jeu : comprendre les zones de pêche

Ludovic évolue principalement entre Diélette et Saint-Vaast-la-Hougue, en passant par Utah Beach. Ses zones de pêche se divisent en deux catégories distinctes. Dans la rade de Cherbourg, il cible les bars dans peu d’eau, sur des fonds sableux parsemés de roches et de goémons, où les poissons viennent chasser crevettes et gobies à marée montante. Sur ses autres spots, il pratique dans des profondeurs variant de 50 centimètres à 4-5 mètres, recherchant les poissons calés derrière les pierres dans les courants, où ils interceptent les proies qui passent à leur portée.

pêche bar du bord hiver

Premier leurre : les shads pour gratter le fond

Le Dark Sleeper en 3 pouces, plombé à 21 grammes (3/4 once), constitue le premier choix de Ludovic pour la rade de Cherbourg. Ce leurre excelle dans l’imitation des gobies, proies favorites des bars dans ces secteurs. La technique consiste à gratter littéralement le fond, en faisant avancer le leurre de 50 centimètres à 1 mètre, puis en marquant une pause. Cette pêche lente et méthodique reproduit fidèlement le déplacement d’un goby, et les attaques surviennent souvent pendant les arrêts.

La sélection des coloris s’adapte aux conditions de luminosité et à la turbidité de l’eau. Par eau claire, Ludovic privilégie des teintes translucides comme le coloris Goby. Dans les changements de luminosité, au lever ou au coucher du soleil, l’ajout d’UV dans les couleurs fait la différence. Pour la pêche nocturne aux leurres souples, il opte pour des coloris sombres, comme le Black, permettant aux poissons de mieux repérer la silhouette sur le fond.

Le montage en texan avec une petite palette constitue une variante efficace, notamment pour pêcher au cœur des goémons. Cette configuration permet de traverser les algues tout en générant vibrations et flashs attractifs. L’ajout d’attractant s’avère particulièrement pertinent sur ces pêches lentes, où les poissons ont le temps d’analyser le leurre et où les touches surviennent souvent à l’arrêt.

Sur les zones à courant et dans les champs de laminaires, le Dark Sleeper trouve également son utilité pour survoler les algues sans s’accrocher. Ludovic rapporte avoir capturé des poissons dans à peine 50 centimètres d’eau, à marée basse, en passant à travers les laminaires affleurantes.

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Deuxième catégorie : les leurres de surface, stars méconnues de l’hiver

Contrairement aux idées reçues, les leurres de surface restent redoutablement efficaces en hiver. Ludovic ne tient aucun compte de la température de l’eau pour décider de pêcher en surface, ayant capturé des bars par 2°C extérieurs, sous la neige, après des tempêtes. Sur des postes peu profonds, jusqu’à 4 mètres, les bars montent sans problème, même par eau trouble.

Le Patchinko, lui, permet une approche beaucoup plus lente, presque sur place, idéal pour insister sur des postes courts. Lors d’une sortie récente, Ludovic a débloqué une situation en utilisant ce leurre très bruyant sur des poissons calés derrière une roche en plein courant.

Le Bad Boy, leurre de surface coulant équipé d’une hélice, mérite une mention spéciale. Il se lance très loin, tient remarquablement bien par gros vent, et reste silencieux, ce qui fonctionne bien sur les poissons éduqués. Son utilisation est simple : il suffit de trouver la bonne vitesse de récupération pour le maintenir juste en surface, sans animation particulière.

Ludovic observe régulièrement que les plus gros spécimens d’un banc montent préférentiellement sur les leurres de surface, même après avoir été localisés avec des jerks ou des shads. Cette sélectivité en fait des outils précieux pour cibler les beaux poissons.

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Troisième leurre : le popper pour les conditions agitées

Le popper ne sort pas systématiquement de la boîte, mais excelle dans des conditions spécifiques. Par mer très agitée, quand il faut générer beaucoup de bruit, le Feed Popper en 120 millimètres fait merveille. Sa technique d’utilisation face au courant s’avère particulièrement efficace : un simple tour de manivelle fait popper le leurre contre le courant, il reste alors sur place tout en dérivant latéralement. Cette pêche lente provoque l’agressivité des gros bars calés dans le courant.

Le Feed Popper présente l’avantage de bien se lancer, contrairement à certains poppers plus légers qui prennent le vent. Le coloris blanc domine dans l’arsenal de Ludovic, particulièrement adapté aux temps couverts et aux pêches dans les écumes, conditions fréquentes dans sa région.

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Quatrième catégorie : les shallow runners, venus d’Asie

Ces leurres à bavette courte et perpendiculaire, très utilisés en Asie mais encore peu répandus en France, nagent entre 30 et 50 centimètres sous la surface. Le X80 Magnum SR de Megabass, malgré ses 14 grammes seulement, se lance très loin et capture des bars qui n’ont pas envie de crever la surface.

Ludovic les anime comme des jerk minnows, avec des tirées d’un mètre à un mètre cinquante, suivies d’arrêts en gardant le contact avec le leurre. Les attaques surviennent souvent au redémarrage. Cette animation lente convient parfaitement à la saison hivernale. Le Fit Shallow, petit frère du Fit Popper, et le Caglou de Megabass complètent cette gamme. Leur principal intérêt réside dans leur capacité à pêcher des plateaux très peu profonds, parfois avec seulement 50 centimètres d’eau, des zones difficiles à prospecter avec d’autres leurres.

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Cinquième leurre : le jerk minnow, valeur sûre

En fin de saison, Ludovic privilégie les gros modèles, à partir de 140 millimètres et jusqu’à 200 millimètres. Les bars cherchent alors à maximiser leur apport calorique avec de grosses proies, tout en minimisant leurs dépenses énergétiques avant la reproduction.

pêche au leurre du bar en hiver

Le Tide Minnow Sprat SF (Slow Floating) remonte lentement en surface lors des pauses, idéal pour les plateaux de 2 mètres sans risquer les accrochages. Le Tide Minnow Lance, coulant, se lance comme une flèche même par vent de face. Le Vision 110 LBO SW, silencieux, fait la différence sur les poissons éduqués qui fréquentent régulièrement les mêmes postes. Ludovic a observé que les leurres sans billes obtiennent de meilleurs résultats en fin de saison, les bars associant peut-être les bruits répétitifs aux signaux de détresse.

L’animation consiste en tirées amples d’environ 1,50 mètre avec la canne, suivies d’une récupération à la manivelle en gardant le contact, puis un redémarrage. L’adaptation à l’humeur du poisson reste essentielle, avec des animations à faire varier jusqu’à trouver celle qui déclenche les attaques.

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Bonus : le ned rig, technique émergente

Bien que pas encore assez régulier pour figurer dans le top 5, le ned rig montre un potentiel prometteur. Cette technique venue des États-Unis, promue par JC David, fonctionne particulièrement bien sur les plages, notamment de nuit, sans vent. Monté en 7 grammes avec un petit râteau pour le côté sonore, ce leurre génère des touches subtiles, comparables à la pêche de la truite.

L’animation varie entre des tirées avec rebonds sur le fond, un travail sur place en remuant le leurre avec la bannière, ou une récupération linéaire lente en grattant le fond avec des tirées occasionnelles. Ludovic a capturé son premier bar au ned rig à plus de 60 centimètres, prouvant que cette technique n’effraie pas les gros poissons. Les spots privilégiés sont les plages se terminant sur des pointes rocheuses, où les bars longent le sable avant de remonter le long des roches.

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Conseils techniques essentiels

L’attractant joue un rôle crucial dans les pêches lentes, particulièrement avec les shads à gratter. Ludovic utilise principalement les produits Halco, en version phéromone ou huile de poisson. L’attractant prolonge le temps où le poisson garde le leurre en bouche, permettant un ferrage de qualité. Il s’applique dans les cavités des Dark Sleeper ou dans les fentes des leurres montés en texan.

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Les bas de ligne mesurent environ 1,50 mètre en fluorocarbone. En fin de saison, Ludovic pêche fort, en 25 livres (environ 40 centièmes), avec de grosses agrafes pour les leurres durs. Cette robustesse se justifie par la présence de beaux spécimens et de postes accidentés. Dans la rade de Cherbourg, pour les pêches lentes d’imitation aux shads, il descend à 8-10 livres. Les leurres souples se montent sans agrafe.

Le montage en hameçon simple équipe tous ses leurres durs, non seulement pour préserver les poissons, mais surtout pour la sécurité du pêcheur sur des pointes rocheuses où l’équilibre est précaire. Ludovic n’observe pas plus de ratés qu’avec des triples, et ce montage abîme moins les leurres en limitant les marques de rouille.

Les coloris suivent une logique simple : du blanc passe-partout, du bleu pour les sardines, du vert pour le lançon. Cette base permet de couvrir la majorité des situations. Les nuances s’affinent selon la saison et le moment de la journée, avec du rose par ciel rougeoyant. Le blanc avec dos jaune fluo, très prisé par les pêcheurs britanniques de l’équipe, gagne en popularité.

Les coefficients de marée importent peu tant qu’ils dépassent 40. En dessous de 35, la pêche devient compliquée. Entre 40 et 120, il suffit de s’adapter et de connaître ses postes, les courants se déplaçant selon le coefficient. La prudence reste de mise : ne pas se laisser encercler par la marée montante, et faire attention dans les zones de fort courant où une glissade peut avoir de graves conséquences.

Conclusion : oser l’hiver

La pêche du bar en hiver depuis le bord réserve encore de belles surprises aux pêcheurs motivés. Les périodes de vacances de fin d’année offrent l’opportunité de profiter des poissons avant la fermeture des frais. Avec ces cinq catégories de leurres et les techniques appropriées, les pêcheurs peuvent continuer à s’amuser jusqu’au jour de l’an, en ciblant parfois les plus beaux spécimens de l’année.

Le conseil principal de Ludovic : ne pas laisser les leurres de surface dans la boîte sous prétexte qu’il fait froid. Ce n’est pas parce que nous mettons un manteau que les bars changent leur comportement. Adapter ses techniques aux conditions, varier les animations, et surtout oser sortir des sentiers battus permet de découvrir que l’hiver n’est pas une saison creuse, mais une période riche en possibilités pour qui sait s’adapter.

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