La lame en mer : quand la Normandie révolutionne la pêche du bar

Bar,Leurre

« Pour moi, chez nous, ce n’est pas nouveau. Mais quand je vais en Bretagne, c’est quand je croise les gars qui me disent que ça marche pas. Je suis mort de rire parce que tous mes potes qui vont en vacances en Bretagne de Normandie, ils les éclatent. »

Cette boutade de Gaël Even résume parfaitement l’état d’esprit qui entoure la pêche à la lame en mer. Depuis quelques années, cette technique fait des ravages en Normandie, mais peine encore à convaincre dans d’autres régions. Pourtant, selon cet expert reconnu du développement chez Illex et Gunki, la Runner Blade représente bien plus qu’un simple effet de mode : c’est une véritable révolution dans l’approche de la pêche du bar.

Lors de notre long échange dans sa maison normande, Gaël Even m’a dévoilé tous les secrets de cette technique qu’il maîtrise depuis des années. Entre anecdotes savoureuses et conseils techniques précis, voici tout ce qu’il faut savoir pour comprendre pourquoi la lame en mer pourrait bien changer votre façon de pêcher.

« C’est l’équivalent d’un chatterbait en eau douce »

Une comparaison qui dit tout

Pour expliquer l’efficacité de la lame en mer, Gaël Even utilise une comparaison parlante : « En fait, c’est l’équivalent d’un chatterbait en eau douce. C’est un leurre qui vibre dans la canne, qui se lance moins, qui pêche vite, qui pêche toutes les couches d’eau. »

Cette analogie éclaire immédiatement les mécanismes d’efficacité. Comme le chatterbait révolutionne la pêche des carnassiers d’eau douce, la lame transforme l’approche marine. « Et pour le coup, tous les endroits où les poissons ne connaissent pas, c’est un truc de grand malade », confie-t-il avec enthousiasme.

Pourquoi ça marche si bien ?

L’efficacité de la lame repose sur plusieurs facteurs que Gaël a identifiés :

La nouveauté relative : « Mais il y a encore plein d’endroits où quand les mecs vont comprendre dans le sud, sur les chasses de bonnites, sur les machins, que c’est 10 fois mieux qu’un jig métal. »

La polyvalence : « Et l’avantage, c’est que tu attrapes de tout avec. Et pour le pêcheur débutant, tu le sens bien dans la canne. »

L’effet de surprise : « Mais il y a encore plein d’endroits où ça va être une agression. Et après voilà, les poissons ils comprendront, mais pour l’instant ils n’ont pas compris ça. »

L’expérience transformatrice d’un sceptique

Quand la théorie rencontre la pratique

L’efficacité de la méthode Gaël Even se mesure à l’expérience vécue pendant notre interview. Quelques jours avant notre échange, j’avais confié mes doutes à Thomas Vogels d’Illex : « Je lui disais, ouais, ça c’est vraiment le leurre en mer que je n’utilise pas. J’en ai acheté deux et du coup il m’a dit, si, si, essaye. »

Le résultat ne s’est pas fait attendre : « Et donc le week-end dernier, je les ai sortis. Forcément, j’ai pris des poissons. Je me suis dit, attends, j’ai Gaël, il faut qu’on en reparle de ce truc là. »

Cette transformation d’un sceptique en converti illustre parfaitement le potentiel de cette technique, même pour des pêcheurs expérimentés.

Les premières impressions sur le terrain

Ma découverte de la lame m’a réservé plusieurs surprises. « J’en ai perdu un au deuxième lancé, voilà, il y a du travail. Mais j’étais étonné de… Tu connais le spot, à la sortie de Saint-Vaast, il y a un plateau juste derrière. »

Gaël précise les avantages pratiques : « Il y a quand même des algues pas mal et je sentais quand même que je les sectionnais. Je pensais que j’allais me foutre dedans à chaque fois et j’étais assez étonné du fait que ça passe quand même pas mal. »

Les conditions d’utilisation optimales selon Gaël Even

Profondeur et dérive : les facteurs clés

Gaël Even a défini avec précision les conditions où la lame excelle : « En général, moins de 12 m d’eau, moins de 10 m, j’aime bien. Après, dans plus de 10 m, je vais mettre la 130, si il y a vraiment besoin. »

Mais le facteur déterminant reste la dérive : « J’aime bien avoir une dérive un peu rapide, parce que c’est un truc où tu as une dérive au-dessus de 0,8 nœuds. Parce que c’est des leurres quand même qu’on voit beaucoup de vibrations, donc je n’ai pas forcément envie de sursaturer un spot. »

Les configurations idéales

Gaël privilégie certains types de postes : « Et l’idéal, c’est des grands plateaux où tu sais que les poissons sont un peu répartis, voire en pleine eau, tu les vois au sondeur un peu décollés. »

Cette approche de prospection rapide sur grands espaces s’oppose aux techniques traditionnelles plus localisées. « Et là tu sais que tu vas les intercepter assez facilement. Donc ça peut être ça. »

Les différents grammages : adapter l’outil à la situation

La gamme complète

Gaël Even utilise les trois tailles disponibles dans la gamme, chacune ayant sa spécificité :

La 115 : « Donc la 115, en général, je monte sur une canne un peu forte. J’ai une 13-115 dessus et je mets des bas de lignes, soit du 34, soit du 41, si vraiment. Si il y a des têtes de roche un peu partout, je n’y vais pas. Celle-là, pas forcément pour aller dans la dentelle. »

La 90 : « La 90, en général, j’ai une 13-112 et je mets un bas de ligne en 34 ou 32. »

La 70 : « Après, la 70, elle est sur une canne plus light. C’est un peu la pêche plaisir quand il n’y a pas trop d’eau, que c’est des poissons moyens. »

Adapter aux espèces ciblées

Chaque grammage trouve sa place selon les espèces : « Je sais qu’il y a des beaux maquereaux qui se baladent, ou tu fais des dorades aussi avec. C’est un peu le truc… Celle-là, en général, je mets un 28 devant ou un 26, je ne mets pas en dessous. »

Le matériel spécifique : cannes et montages

Le choix crucial de la canne

Gaël Even insiste sur l’importance d’une canne adaptée : « Ce qu’il faut, c’est avoir une canne un peu douce. On va mettre ça sur une canne en heavy. Il y a une canne un peu douce, au lancer il faut qu’elle pige qu’il y a un peu de bas de ligne. »

Cette douceur n’est pas un luxe mais une nécessité technique : « Il faut laisser dépasser de la ligne, il faut vraiment donner de la vitesse pour éviter qu’elle tourne. »

Les montages selon les conditions

Gaël adapte ses montages selon la taille utilisée :

Pour la 70g : « Celle-là, en général, je mets un 28 devant ou un 26, je ne mets pas en dessous. En mer, ce n’est pas nécessaire. J’ai une petite 312 aussi en heavy. Ça va très bien. »

Pour la 90g : « La 90, en général, j’ai une 13-112 et je mets un bas de ligne en 34 ou 32. »

Pour la 115g : « J’ai une 13-115 dessus et je mets des bas de lignes, soit du 34, soit du 41, si vraiment. »

Technique de lancer : éviter les pièges

Les erreurs à éviter

Gaël Even met en garde contre certains écueils techniques : « Il ne faut pas chercher à la lancer face au vent avec une baguette courte parce que là tu vas avoir un hélicoptère à la place d’une lame. »

La technique du freinage

Un détail technique crucial : « Il faut la freiner un peu avant qu’elle se pose, ça limite les accrocs, le fait qu’elle se rattrape dans le bas de ligne. »

Cette technique de freinage demande un peu de pratique mais évite bien des déboires, notamment les emmêlements si redoutés avec ce type de leurre.

Animation et prospection : l’art de la vitesse contrôlée

L’animation de base

La force de la lame réside dans sa simplicité d’animation : « Ça se lance bien, ça coule, tu moulines. Ça ne s’accroche pas tant que ça en fait, puisque tu laisses couler qu’une fois au fond et après tu moulines. »

Cette simplicité en fait un excellent leurre pour débuter : « Et pour le pêcheur débutant, tu le sens bien dans la canne. Les touches sont juste ouf. »

Variantes d’animation

Gaël diversifie ses animations selon les situations : « En fait, ce qui est bien avec ce leurre, c’est que tu peux l’utiliser soit doucement à taper sur le fond. Le plus souvent, c’est quand même… Moi, je préfère en linéaire. Linéaire plus ou moins grand, travers courant. »

Pour les situations particulières : « Après, par contre, il n’y a rien qui t’empêche de faire de l’ascenseur au-dessus de l’épave, qui t’empêche de la lancer au glénan dans 20 mètres, de la laisser aller au fond, et après, tu ramènes en traversant toute la couche d’eau et tu vas te faire stopper. »

Les couleurs qui font la différence

Les incontournables

Gaël Even a identifié les couleurs de base : « Après, une couleur c’est tendu. Si jamais tu me disais une couleur pour le bar, c’est tendu. Il y a la bleue, la verte, après la blanche est toujours très bonne. »

Les couleurs spéciales

Certaines couleurs excellent dans des conditions particulières : « Et c’est bien d’avoir une rose. La rose, dès que t’as des lumières un peu basses, elle est bien. C’est des eaux un peu sombres, elle est bien. »

La couleur secrète

Gaël révèle sa couleur fétiche : « Et après, on a la secret de sandile qui fait des ravages par chez nous. C’est-à-dire qu’elle a un dos légèrement marron, légèrement marron, et elle est un peu irisée rose très claire sur le flanc. Celle-ci, il y a des journées où elle fait une belle différence. »

Adaptation aux proies : imiter l’existant

Lecture du milieu

Gaël Even adapte ses couleurs selon les proies présentes : « Même on en a une qui est couleur maquereau, un peu vert maquereau. C’est vrai que quand il y a plein de bliettes qui se trimballent, celle-là, elle est au-dessus du lot, ce qui n’est pas forcément surprenant. »

Cette logique d’imitation s’applique selon les saisons : « C’est-à-dire l’eau claire du soleil et qu’il n’y a plus plein de bliettes qui se baladent. Celle-ci, elle est bonne dans ces cas-là. Mais quand c’est les sardines, les bleus seront meilleurs. »

Anecdote révélatrice

Une journée d’expérimentation

Gaël Even raconte une sortie particulièrement instructive : « L’année dernière, on a fait une sortie qui était géniale parce que j’ai sorti avec Antoine Allemand, qui est un de nos sponsors, il y a Ethan Piquel qui est venu avec nous. »

Cette sortie a permis de tester différentes approches : « Et pour le coup, lui avait commencé à pêcher en Loire-Atlantique avec les lames. Et je lui avais dit, tu devrais… Il avait pris des poissons. Mais là, on a pêché une journée, pendant une journée, ça mordait qu’à la lame, à trois. »

Les enseignements de cette session

L’expérimentation a révélé la complexité de la technique : « Et pendant une journée, c’était quasiment la même dérive. Donc on l’a fait à la montante, à la descendante, avec 8 mètres d’eau, avec 3 mètres d’eau. »

Les conditions changeantes ont permis de tester toute la gamme : « Et avec un temps changeant, c’était un temps hyper orageux. Donc on a eu des lumières qui changeaient et pour le coup, on a pris sur les trois tailles de lame, on a pris sur peu près toutes sortes de couleurs. »

La leçon de l’adaptation

Cette journée a confirmé l’importance de l’adaptation constante : « Mais par contre, à chaque fois, il y avait un truc qui sortait du lot. Tu te rendais compte qu’à un moment, la FT, par exemple, elle ne prenait que des beaux, là où tu prenais des petits sur les autres. »

L’alternance des techniques s’est révélée cruciale : « À un moment, il fallait pêcher tout doucement avec la 70 dans le fond, après il fallait pêcher avec la 130 à fond. Et c’est là où tu vois la complexité d’un leurre ou d’une famille de leurre sur un cas de figure comme ça. »

L’anecdote méditerranéenne : convertir les sceptiques

La démonstration en Méditerranée

Gaël Even raconte avec amusement une sortie qui a marqué les esprits : « Je me souviens, moi l’année dernière, il y a deux ans, je suis allé en Méditerranée avec un gars. Il me dit là, on va pêcher un bout d’épave. Ça va passer un peu vite. Il mord au leurre de surface. »

La réaction de son compagnon de pêche illustre le scepticisme ambiant : « J’écoute le truc là. Pour le coup, je sors une lame. Le mec me regarde. Je lui dis tu bouges pas. Je vais t’expliquer, tu vas comprendre. »

Des résultats immédiats

L’efficacité s’est révélée immédiatement : « Au final, on n’était pas encore arrivé dessus. J’en avais mis deux au bateau et le temps qu’on arrive, j’en ai déjà mis trois. »

Gaël explique pourquoi : « Parce que le leurre de surface, le temps que tu l’animes, déjà tu le lances, tu le lances un peu moins loin qu’une lame, même si ça se lance moins. Donc ça se lançait moins, ça se lançait moins loin, ça pêchait moins vite. »

L’avantage de la prospection

La leçon de cette sortie : « Pour le coup, moi, ils avaient besoin de monter de moins loin et j’avais une canne qui tirait. Donc voilà, c’est juste si je veux aller vite et prospecter et avoir des infos sur la tenue des poissons, ça me va très bien. »

L’usure et l’adaptation : quand la lame vieillit

Le paradoxe de l’usure

Gaël Even observe un phénomène intéressant : « Après, là où il faut relativiser, c’est qu’à la fin, une lame qui a vraiment pêché, elle n’a plus tant que ça de couleur et elle prend quand même. »

Cette observation remet en perspective l’importance des couleurs face à l’action du leurre.

L’immunisation progressive

Mais Gaël reste lucide sur l’évolution à venir : « Il faut savoir qu’on peut l’immuniser très vite comme on peut l’immuniser lentement. » Cette phrase résume parfaitement le cycle de vie d’une technique de pêche : efficacité maximale au début, puis adaptation progressive des poissons.

Technique avancée : pêche par conditions météo

S’adapter au temps

Gaël Even module sa technique selon les conditions : « J’aime bien avoir une dérive un peu rapide, parce que c’est un truc où tu as une dérive au-dessus de 0,8 nœuds. »

Cette préférence pour les dérives rapides s’explique par la nature vibratoire du leurre : « Parce que c’est des leurres quand même qu’on voit beaucoup de vibrations, donc je n’ai pas forcément envie de sursaturer un spot. »

Pêche par vent

Un avantage notable de la lame : « Ça se lance. S’il y a du vent, tu peux pêcher canne basse, t’es pas embêté. Il y a quand même des avantages. »

Cette capacité à traverser le vent en fait un allié précieux lors des journées difficiles.

La dimension pédagogique : initiation et transmission

Un leurre idéal pour débuter

Gaël Even souligne l’aspect pédagogique : « Et pour le pêcheur débutant, tu le sens bien dans la canne. Les touches sont juste ouf. »

Cette qualité en fait un excellent outil d’initiation : « Quand t’as un 3,5kg qui t’arrête parce qu’il vient de la suivre sur 10 mètres et qu’il se dit c’est maintenant ou jamais, ça fait bizarre. »

Partage familial

L’exemple personnel de Gaël illustre parfaitement cette dimension : « Est-ce que tu fais pêcher ta fille avec ? C’est génial. Ça se lance bien, ça coule, tu moulines. »

Cette simplicité d’utilisation démocratise l’accès à une pêche efficace, permettant aux débutants de connaître rapidement le succès.

L’avenir de la technique : expansion géographique

Une technique encore confidentielle

Malgré ses succès normands, la lame reste méconnue ailleurs : « Pour moi, chez nous, ce n’est pas nouveau. Mais quand je vais en Bretagne, c’est quand je croise les gars qui me disent que ça marche pas. »

Cette disparité géographique témoigne du caractère encore émergent de la technique.

Le potentiel d’expansion

Gaël Even prédit un développement futur : « Mais il y a encore plein d’endroits où quand les mecs vont comprendre dans le sud, sur les chasses de bonnites, sur les machins, que c’est 10 fois mieux qu’un jig métal. »

Cette expansion géographique pourrait révolutionner la pêche maritime française.

Les limites et contraintes

Gestion des accrocs

Gaël reconnaît certaines limites : « Effectivement, dès que tu poses dans les cailloux, t’es baisé. Mais en lancé ramener, ça fonctionne bien. »

Cette contrainte impose une lecture fine du fond et une adaptation constante.

Question de technique de lancer

La maîtrise du lancer reste cruciale : « Il ne faut pas chercher à la lancer face au vent avec une baguette courte parce que là tu vas avoir un hélicoptère à la place d’une lame. »

Philosophie de prospection : efficacité et information

Un leurre de reconnaissance

Gaël Even utilise la lame comme outil de prospection : « Mais c’est un leurre de prospection qui est redoutable. » Cette approche permet de localiser rapidement les zones actives.

L’information avant tout

L’objectif n’est pas forcément de faire le plein : « Donc voilà, c’est juste si je veux aller vite et prospecter et avoir des infos sur la tenue des poissons, ça me va très bien. »

Cette philosophie de l’information rapide change complètement l’approche de la pêche maritime.

Comparaison avec d’autres techniques

Versus jig métal

Gaël Even établit une comparaison éclairante : « Sur les chasses de bonnites, sur les machins, que c’est 10 fois mieux qu’un jig métal. » Cette supériorité s’explique par la polyvalence de profondeur et l’animation continue.

Versus leurre de surface

L’anecdote méditerranéenne illustre parfaitement les avantages : prospection plus rapide, distance de lancer, efficacité immédiate sans animation complexe.

Conclusion : une révolution en marche

La pêche à la lame en mer selon Gaël Even représente bien plus qu’une simple mode passagère. C’est l’émergence d’une nouvelle approche de la pêche maritime, basée sur l’efficacité, la polyvalence et la simplicité d’utilisation.

« Tous mes potes qui vont en vacances en Bretagne de Normandie, ils les éclatent », confie-t-il avec malice. Cette phrase résume parfaitement le potentiel encore inexploité de cette technique.

pêche bar runner blade

Les clés du succès

Pour réussir avec la lame, Gaël Even nous a livré les éléments essentiels :

  • Choisir les bonnes conditions : moins de 12m d’eau, dérive rapide
  • Adapter le grammage à la profondeur et aux espèces
  • Maîtriser la technique de lancer pour éviter les emmêlements
  • Varier les couleurs selon les proies et les conditions
  • Utiliser comme outil de prospection pour localiser les poissons

Une technique d’avenir

L’expansion géographique de cette technique semble inéluctable. Comme le prédit Gaël : « Il y a encore plein d’endroits où ça va être une agression. Et après voilà, les poissons ils comprendront, mais pour l’instant ils n’ont pas compris ça. »

Cette fenêtre d’opportunité ne restera pas ouverte éternellement. Les pêcheurs qui adoptent aujourd’hui cette technique bénéficient d’un avantage certain sur des poissons encore naïfs face à ce type de présentation.

L’esprit Gaël Even

Au-delà de la technique pure, Gaël Even nous transmet une philosophie : celle de l’adaptation constante, de l’observation fine et du partage généreux. Sa capacité à convertir les sceptiques, comme lors de cette sortie méditerranéenne, témoigne d’une expertise technique doublée d’un véritable talent pédagogique.

La lame en mer n’est plus un secret normand. C’est désormais une technique accessible à tous, à condition de respecter les principes que Gaël Even a patiemment développés et généreusement partagés.

Alors, prêt à rejoindre la révolution de la lame ? Vos bars vous attendent…


Gaël Even continue de développer et tester de nouvelles lames pour Illex et Gunki, toujours dans cette optique d’adaptation aux conditions françaises et de démocratisation des techniques efficaces. Son travail contribue chaque jour à faire évoluer notre approche de la pêche maritime moderne.