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Leurres pour le black-bass : la boîte de Gérard Sposito leurre par leurre

Gérard Sposito, pêcheur aux leurres depuis 1992, ouvre sa boîte à leurres black-bass de l'été : Panthera en trois tailles, la fameuse « patate », cranks confidentiels et chatterbaits. Pour chaque leurre, le poste, la balle et le pourquoi.

13 min de lecture

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Choisir ses leurres pour le black-bass, c’est souvent accumuler des sachets au hasard des modes et finir avec une boîte pleine dont on ne sort que trois modèles. Gérard Sposito, lui, a fait le tri depuis longtemps. Pêcheur aux leurres depuis 1992, passé par French Touch Fishing à l’époque où Reins arrivait tout juste en France, aujourd’hui membre de la team Bim Tackle, il pêche en Occitanie, du côté de Béziers : des anciennes gravières de quinze à vingt hectares, des fleuves côtiers comme le Vidourle et l’Hérault, et le lac du Salagou pour la perche.

Dans cet épisode de « Ouvre-moi ta boîte » sur La Grange de Tom Sawyer (la vidéo ci-dessus), il vide sa boîte de l’été sur la table : des écrevisses pour le Texas rig et le punching, un leurre qui « ressemble strictement à rien » mais skippe à des kilomètres, des cranks japonais introuvables en France, deux chatterbaits et une canne spinning qui ne quitte jamais le bateau. Cet article reprend sa boîte leurre par leurre, avec la balle, le poste et le pourquoi à chaque fois. Le volet perche et finesse a son article compagnon sur la pêche en finesse de la perche et du bass.

Avant la boîte : où Gérard pêche le bass, et quand il ne le pêche pas

Le tournage a lieu en juin. Sur les gravières, la reproduction vient de se terminer, Gérard peut attaquer. En rivière, l’eau se réchauffe moins vite et des crues de printemps ont retardé la fraie : il reste des poissons sur les nids dans le Vidourle et l’Hérault, il attend donc la fin du mois.

Il en profite pour poser un message. Aux États-Unis, pêcher sur les nids ne choque personne, mais les lacs y font des milliers d’hectares. Sur une pièce d’eau française de vingt hectares, taper tous les poissons sur leurs nids, même en les relâchant, a un impact réel. Le travail sur le no-kill est fait ; le prochain chantier, c’est d’éviter de pêcher le bass pendant la repro.

Le reste de l’année, sa logique de poste est simple : le Texas rig et le jig sont « vraiment sa pêche », donc il va chercher les bass au fin fond du cover. Arbres noyés, ronces qui plongent dans l’eau, frondaisons au ras des berges. L’été, avec une eau chaude et beaucoup de lumière, les poissons se collent contre les berges pour chercher l’ombre : il peut donc pêcher ainsi toute la journée. Matin et soir, quand la luminosité tombe, il décale un peu en bordure des obstacles avec un crank ou un chatterbait. Si le vocabulaire vous perd, le guide pour débuter la pêche du black-bass avec Jean-Christophe David pose les bases.

Les leurres pour le black-bass au Texas rig : la famille Panthera

La base de sa boîte, ce sont les Panthera Versatile Craw de Bim Tackle. Une petite écrevisse avec une queue de craw et des pinces très courtes qui flappent, mais finement. Gérard insiste sur ce point : ça ne brasse pas énormément d’eau, c’est discret, et c’est exactement ce qu’il cherche. Jérémy Jardy lui en a glissé un paquet il y a un peu plus d’un an. « Révélation » : il ne compte plus les poissons de plus de cinquante centimètres pris depuis, et il démarre quasiment toutes ses sorties avec. Autre argument quand on pêche dans les ronces : la matière tient. Là où une écrevisse classique perd une pince au premier poisson, la Panthera est encore entière au deuxième, tout en restant souple.

Leurre souple écrevisse Bim Tackle Panthera Versatile Craw 8,2 cm avec ses pinces courtes articulées
La Panthera Versatile Craw en 8,2 cm, la taille « qui passe partout » selon Gérard.

Trois tailles, trois usages

La Panthera 8,2 cm (3,2 pouces) est la taille qui passe partout, en Texas classique avec une balle de 9 à 12 g quand il faut aller un peu plus creux. C’est le modèle pour toutes les pêches Texas « normales » dans le bois mort.

La Panthera 9,4 cm (3,7 pouces) est réservée au punching, avec une balle lourde de 20 ou 21 g. Gérard aime aussi la monter à l’envers pour du backslide, on y revient plus bas.

La Panthera 6,5 cm (2,5 pouces) sert quand il veut pêcher plus finesse. Pas de balle de 14 g dessus, ce serait surdimensionné : 5 ou 7 g suffisent. Il la sort volontiers sur les postes où cohabitent perche et bass, parce qu’elle fait aussi de belles perches.

Côté couleur, son conseil est tranché : s’il n’y en a qu’une à avoir, c’est la couleur spéciale Bim, noire et rouge orangé, une « tuerie » quelle que soit la teinte de l’eau. La base watermelon reste excellente derrière. Pour le montage lui-même, le guide complet du montage Texas détaille la balle, le stop et l’hameçon offset.

Punching, backslide et la fameuse « patate »

Le punching, expliqué simplement

Le punching, c’est un Texas rig lourd (20 à 21 g) monté en direct sur une tresse PE 4 pour traverser une couche d’herbiers et descendre au fond rapidement. Le poids ne sert pas à pêcher creux, on est souvent dans cinquante centimètres ou un mètre d’eau : il sert à percer le couvert. Un poisson embusqué dessous attaque par réflexe. L’hameçon n’est pas un offset classique mais un modèle de punching, noué pour se redresser au ferrage.

Pour cette pêche, Gérard utilise la grosse Panthera mais aussi des leurres qui ne flappent pas du tout, type beaver, quasiment introuvables en France. Sans vibration, ça traverse mieux.

La « patate » : le leurre qui ne ressemble à rien

Quand le Texas descend trop vite, même avec 5 g, il veut quelque chose de plus planant. Il passe alors en weightless (entre guillemets, parce qu’il glisse souvent un insert) avec ce que lui et Yann appellent affectueusement la patate : le Silent Claw 2,8 pouces (71 mm) de Bim Tackle, dans la même couleur spéciale noire et rouge orangé. Il le concède, « ça ressemble strictement à rien », mais ça skippe sous les frondaisons à des distances impossibles avec une écrevisse à pinces. On laisse couler doucement, petites tirées, le leurre se désaxe. Un hiver où rien ne marchait, il a monté une patate en Texas le long d’un bois mort et a sorti un sandre à la sortie de l’embâcle.

Leurre souple compact Bim Tackle Silent Claw 2,8 pouces au profil trapu sans pinces
Le Silent Claw 2,8 pouces, la « patate » qui skippe loin sous les branches.

Yann glisse une remarque de bon sens : tout le monde se plaint des écrevisses qui perdent une pince, alors que la patate est une écrevisse qui n’en a plus du tout. Gérard confirme : dans le milieu naturel, les écrevisses amputées sont monnaie courante et ça ne gêne pas les bass. Si vous cassez une pince, continuez à pêcher avec.

Le backslide et la position de l’insert

Les grosses Panthera se montent dans les deux sens : classique pour le Texas, à l’envers avec un petit insert pour le backslide, où le leurre part en arrière à la descente. Pourquoi la grosse ? Son corps est plus plat, donc plus d’appui et une glisse plus marquée sous les frondaisons, aidée par les ergots des flancs. La position de l’insert change tout : au cul du leurre, ça descend droit ; au milieu, ça plane. Pour envoyer dans les berges, l’insert va donc au milieu.

Et le Carolina ? Quasiment jamais : ses postes sont des zones d’attaque courtes où il faut pêcher précis, alors que le Carolina rig sert à battre du terrain. Sur le seul plan d’eau à chenaux d’herbiers qu’il pêche ainsi, il préfère le free rig, à plomb coulissant.

Rubber jigs et trailers

Le rubber jig sort pour les gros bois morts. Règle de Gérard : petites sections, ronces et branchages fins, pas de jig, ça s’accroche partout. Sur les grosses structures et les gros cailloux, « un bon vieux jig » à brosse un peu raide passe très bien. Il pêche surtout en 3/8 d’once, soit 10 à 14 g, avec encore des jigs de type Arky stockés à l’époque par paquets. Il montre aussi de petits jigs ronds de 9 g, un peu légers à son goût : il aime que ça descende vite et glisse derrière une branche. En trailer, une Panthera ou un chunk classique ; quand il veut quelque chose qui flappe, c’est une Reins Ax Craw. La masterclass rubber jig de Gaël Even complète bien ce passage.

La canne spinning qui ne quitte pas le bateau

Gérard pêche tout cela en casting, mais il a toujours une spinning montée à côté pour un worm en weightless, un wacky, ou un poisson repéré à vue qui cruise devant le bateau. Il se dit « très mauvais » là-dedans, mais deux lancers devant un poisson qui passe font parfois deux bass de 45 ou 50. Ligne fine, 20 ou 22 centièmes, jamais envoyée au fin fond des grosses structures : c’est pour des poissons décalés et visibles, pas pour le cover. Deux leurres y sont montés : un Flick Shake d’Illex en wacky, et un Shiita de Bim Tackle, petit shad en TPE flottant d’environ 8 cm, piqué au milieu sur un hameçon wacky plombé d’à peine un gramme, juste de quoi le faire couler lentement.

Cranks pour le bass : les Chippawa de Nishine et le B-Switcher

Pour les pêches de prospection, Gérard passe au crank et au chatterbait. Bim n’a pas de crank au catalogue, il s’en excuse d’avance : ses cranks sont des Chippawa de Nishine, marque japonaise fabriquée au Canada et distribuée en France de façon très confidentielle par une petite structure, Samurai Fishing Market.

Il en a trois versions. Le Chippawa DD Blade, crank plat sans bavette avec une petite palette sous le ventre, descend autour de 3 m selon le diamètre du fil et la distance de lancer. Le RB Blade, à bavette en circuit imprimé, travaille à 1,50 m ou 2 m maximum et passe au-dessus des arbres noyés : c’est avec lui qu’il a pris des brochets de plus de 90 cm. Le même existe sans palette, et les Baby Chippawa, plus petits, plaisent à la perche. Défaut avoué : les couleurs s’abîment vite. Qualités : ça nage, c’est équilibré, ça ne décroche pas, et autour de 17 ou 18 euros on est loin des leurres japonais à trente euros et plus.

Il n’a pas abandonné pour autant le B-Switcher 4.0 de Zip Baits, son crank de prédilection à l’époque des compétitions. En rivière, où les berges plongent vite, il descend très rapidement : on lance près du bord et on est à la bonne profondeur dès les premiers tours de manivelle. Il le sort un peu moins depuis les Chippawa, mais il fait toujours de très beaux poissons avec.

Crankbait Zip Baits B-Switcher 4.0 No Rattle à grande bavette plongeante
Le B-Switcher 4.0, crank plongeant que Gérard sort en rivière sur les berges abruptes.

Quels coloris de crank ?

Sa base est le mat tiger. Il a eu du mal à se mettre au rouge type écrevisse, et depuis, « quand tu y touches, c’est foutu ». Il rappelle une notion utile : le rouge est la longueur d’onde qui disparaît le plus vite avec la profondeur et la turbidité, il apparaît marron au poisson dès que ça descend, alors que le bleu reste visible plus bas. Viennent ensuite les naturels (shad, gold shad) et un bluegill. Pour la technique, voyez notre guide de la pêche au crankbait du black-bass.

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Chatterbaits : Roaring Lion et Chacha Mini

Deux modèles dans la boîte. Le Roaring Lion de Bim Tackle, un chatterbait de 7 g vraiment finesse, monté avec une écrevisse ou un petit trailer, qui prend aussi de la perche. Et le Chacha Bait Mini, toujours en noir, 20 cm au total avec sa queue en poils, avec lequel il a fait des perches de 35 cm. Les deux ont une brosse, mais il ne les envoie pas dans le cover : il tape les herbiers et les pointes de branches avec.

Il prépare un bricolage repris de Jérémy Jardy : retirer la queue en poils du Chacha, mettre un hameçon Texas derrière la palette et y piquer une Panthera, pour déplacer des poissons de plus loin en eau très teintée. Pas encore testé, il ne promet rien. Pour le fond de la technique, lisez notre dossier sur le chatterbait pour le black-bass.

Chatterbait léger Bim Tackle Roaring Lion Blade Jig 7 g avec sa palette et sa jupe
Le Roaring Lion, le chatterbait finesse de 7 g de la boîte.

Frog, surface et spinnerbait : ce qu’il utilise moins, et pourquoi

Gérard pêche peu le bass en surface et à la frog. C’est un choix, pas une contrainte : il a vers Montpellier des cours d’eau pleins de nénuphars, et il reconnaît que certains jours la frog fait mieux que le Texas. Yann renchérit avec une sortie dans le Marais poitevin : deux jours sans rien au chatterbait blanc, puis une frog sortie de désespoir, un bass de 45 au deuxième lancer et une dizaine de poissons sur le coup du soir. Moralité : avec ces poissons, il n’y a pas de vérité. Pour creuser, voyez nos guides sur la frog pour le black-bass et le popper pour le bass.

Le spinnerbait sort surtout pour le brochet, que Gérard pêche « à l’occasion ». Il aime les gros modèles : le Tiger Pike de Bim, 32 g, toujours avec un petit trailer. Il apprécie son armature très costaud (un silure est passé dessus sans problème) et sa grosse palette qui envoie des flashs ; il faut une canne un peu forte pour le lancer. Pour la version bass, c’est par ici : le spinnerbait pour le black-bass, ou son cousin le swim jig.

Après l’été : poncer, poncer, poncer

Cette boîte, Gérard l’utilise de juin à la fin de l’été. À l’automne et en hiver, les poissons se décalent un peu de la berge pour se mettre au soleil. La technique reste jig et Texas, mais le rythme change : « là, c’est poncer, poncer, poncer », chaque trou, tout doucement. Pour la saison d’avant, l’épisode sur le black-bass en été et en post-spawn avec David Dubreuil fait la jonction.

Le matériel utilisé dans l’épisode

Pour le Texas rig et le punching, les trois tailles de Panthera Versatile Craw (6,5, 8,2 et 9,4 cm) couvrent du finesse à 5 g jusqu’au punching à 21 g ; la couleur spéciale Bim noire et rouge orangé est celle à prendre si vous n’en prenez qu’une. Le Silent Claw 2,8 pouces joue la carte du weightless et du skipping, la Reins Ax Craw celle du trailer qui flappe. Pour la prospection, le B-Switcher 4.0 de Zip Baits côtoie les Chippawa de Nishine, à chercher chez leur distributeur confidentiel, et les chatterbaits Roaring Lion 7 g et Chacha Bait Mini en noir. Le Tiger Pike 32 g est le spinnerbait réservé au brochet. Sur la spinning, Flick Shake en wacky et Shiita de Bim sur hameçon wacky plombé Hayabusa, tresse PE 0.6 et bas de ligne de 4 à 6 livres ; PE 4 en direct pour le punching. Les leurres perche (Sakura Mousty, Jaguar, Lemurkata, hameçons Decoy Worm 17) sont détaillés dans l’article compagnon sur la finesse.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur leurre pour débuter le black-bass ?

Si l’on suit Gérard, une écrevisse souple montée en Texas rig avec une balle de 7 à 9 g couvre déjà le bois mort, les berges et les herbiers en toute saison. C’est un montage anti-accroc, facile à animer (laisser couler, une ou deux tirées, relancer à côté) et qui apprend à lire le cover. Ajoutez un crank pour les pêches de prospection et vous avez une boîte complète.

Quelle balle pour pêcher le black-bass au Texas rig ?

Dans l’épisode, Gérard utilise 9 à 12 g sur une écrevisse de 8 cm pour le Texas classique dans les bois morts, 5 à 7 g sur une écrevisse de 6,5 cm pour pêcher plus finesse, et 20 à 21 g pour le punching. Le poids se choisit d’abord pour traverser le couvert et pour la vitesse de descente voulue, pas pour la profondeur du poste.

Qu’est-ce que le punching en pêche du bass ?

C’est un Texas rig lourd (20 g et plus) monté en direct sur une tresse forte, avec un hameçon spécifique, destiné à percer une couche dense d’herbiers pour atteindre les poissons embusqués dessous, souvent dans moins d’un mètre d’eau. La touche vient par réflexe à la descente. C’est une pêche rapide : on perce, on fait une ou deux tirées, on relance.

Quelle couleur de crankbait pour le black-bass ?

Gérard part d’un mat tiger comme base, puis des teintes écrevisse rouges et des naturels type shad. Il rappelle que le rouge disparaît vite avec la profondeur et la turbidité : il apparaît marron au poisson, alors que le bleu reste visible plus bas. Varier selon la clarté de l’eau compte plus que multiplier les références.

Peut-on pêcher le black-bass pendant la reproduction ?

Légalement, cela dépend de la réglementation locale et des périodes de fermeture spécifiques au black-bass selon les départements. Mais même là où c’est permis, Gérard, comme beaucoup de pêcheurs expérimentés, recommande de ne pas pêcher les poissons sur leurs nids : sur nos petits plans d’eau, l’impact sur la reproduction est réel, remise à l’eau ou pas.

Pour aller plus loin

En fin d’épisode, Yann remarque que Gérard pêche plus la perche en surface que le bass, alors que tout le monde associe le bass aux attaques sur frog. Gérard l’assume : ce qui le fait vibrer, c’est de balancer un Texas au fin fond des branches, de sentir « le petit toc, le tout petit truc bizarre », de voir le fil se déplacer et de mettre le bon ferrage derrière. Sa boîte dit la même chose que lui : une écrevisse en trois tailles, un leurre qui skippe, un jig pour les grosses structures, un crank et un chatterbait pour prospecter, une spinning pour les poissons à vue. Le reste, c’est de la lecture de poste et des heures à poncer les embâcles.

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Le matériel cité dans l'épisode

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Black-bass

Par yann

Yann Nabusset pêche depuis toujours, des rivières normandes aux destinations lointaines. Il anime Tous des Tom Sawyer, le podcast qui raconte la pêche française par ceux qui la font.

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