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Brochet

Pêcher le brochet du bord : le plan d’Antoine Walter pour battre son record

Antoine Walter détaille sa méthode pour battre son record de brochet du bord en hiver : température d'eau sous 10 °C, chutes de pression, entrées de baie, linéaire lent au ras du fond. Et l'état d'esprit qui fait tenir toute une journée sur le même poste.

14 min de lecture

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Pêcher le brochet du bord et en sortir un poisson qui change une vie de pêcheur, c’est possible. Pas en multipliant les lancers au hasard, mais en acceptant une idée simple : les géants ne se prennent pas comme les autres. Ils ont leur saison, leurs horaires, leurs postes, et ils demandent une discipline mentale que peu de pêcheurs tiennent plus de deux heures.

Dans cet épisode de La Grange de Tom Sawyer, Yann reçoit Antoine Walter, pêcheur de gros brochets du Grand Est et spécialiste du big bait, déjà venu ouvrir sa boîte sur la chaîne. L’objectif est fixé d’avance : construire un plan concret pour battre son record de brochet du bord cet hiver. Antoine parle en températures d’eau et en proportions, avec le recul d’un gars qui a sorti un 1,19 m à pied en Hollande.

Les bases du gros leurre à pied (lancers, canne, boîte minimaliste) sont déjà traitées dans l’article sur le brochet au big bait du bord et dans celui consacré aux gros brochets du bord avec Tom Couchoud. Ici, on parle uniquement de la sélection des très gros.

Un brochet géant du bord, est-ce vraiment accessible ?

Antoine commence par remettre les compteurs à zéro : les réseaux ont banalisé le gros brochet au point qu’un 90 cm bien gras en hiver paraît ordinaire. C’est faux, « ils ne sautent pas dans les épuisettes ». Cela posé, sa réponse est nette : des brochets de 105 à 110 cm se prennent du bord sans problème avec les bons spots et la bonne stratégie. Au-delà de 120 cm, on entre dans l’exceptionnel. Son propre record à pied, 1,19 m en février sur un shad de 32 cm, il le qualifie lui-même de chance : la stratégie augmente les probabilités, elle ne décide pas du poisson.

Quand pêcher le brochet du bord pour viser les géants : la température d’eau avant le calendrier

Première rupture avec les habitudes : Antoine ne raisonne pas en mois mais en température d’eau. La bonne période démarre quand l’eau passe sous les 10 °C et court jusqu’à la fraie, en gros entre 10 et 0 °C. Le mécanisme est simple : le fourrage se regroupe, et les brochets se nourrissent en excès pour passer l’hiver et préparer la reproduction. Un novembre doux n’a rien à voir avec un novembre froid, d’où l’intérêt de suivre le thermomètre plutôt qu’une date. Conséquence directe sur la boîte : Antoine pêche rarement au gros leurre en été, mais sous les 10 °C ses sessions du bord se font quasi exclusivement au big bait. Si vous n’en avez jamais lancé, l’article pour débuter la pêche au bigbait pour le brochet pose les bases.

Pression atmosphérique et pleine lune : les fenêtres à ne pas rater

Deuxième variable, souvent oubliée : la pression atmosphérique. Entre pêcheurs de gros, une tendance ressort nettement selon Antoine : les grosses chutes de pression, typiquement quand une période très douce bascule vers un coup de froid, déclenchent de l’activité sur les gros spécimens. La fenêtre est courte, « peut-être les trois ou quatre heures » pendant lesquelles la pression s’effondre. Il la suit avec l’application Windy, qui affiche vents et pression. Il ajoute la lune, deux jours avant et deux jours après la pleine lune, comme période plus productive sur les gros. Son conseil pour qui n’a qu’une soirée par semaine : choisissez le créneau où la pression chute, ou les jours qui encadrent la pleine lune, plutôt que celui qui vous arrange.

Gel, crues et couleur de l’eau : ce qui compte et ce qui ne compte pas

Une première gelée isolée ne change pas grand-chose selon lui ; une phase de froid qui s’installe huit à dix jours, en revanche, accélère l’alimentation. Sur la couleur de l’eau, il est tranchant : il a vu des poissons énormes dans l’eau sale comme dans l’eau claire. Il recommande simplement une visibilité correcte, parce qu’un leurre qui se voit de loin recrute des poissons à distance. Les crues ne font pas partie de son équation : ses gravières et étangs n’y sont pas soumis.

À quelle heure pêcher le gros brochet quand il fait froid

L’été, on pêche le coup du matin et le coup du soir parce que ce sont les heures les moins chaudes. L’hiver, Antoine inverse la logique : il préfère les heures les plus chaudes de la journée, grosso modo de 10 h à 16 h, avec la luminosité la plus haute et une eau légèrement réchauffée. Pour le pêcheur du bord, c’est une bonne nouvelle : pas besoin de se lever dans le givre.

Taille ou poids : pourquoi le record d’hiver est un brochet gras

Antoine regarde de plus en plus le poids plutôt que la taille. En France, on parle en centimètres ; en Suède, presque uniquement en kilos, et la barre mythique y est celle des 10 kg. Un brochet de 105 cm pris en début de saison peut peser 5 kg ; le même 105 pris fin janvier, gavé et plein d’œufs, peut en peser 10 ou 11. « Ce n’est pas du tout le même poisson. » Pour un record en poids, c’est donc à l’approche de la fraie qu’il faut être là, et c’est exactement la fenêtre où le pêcheur du bord a le plus de cartes en main.

Où chercher les gros brochets du bord : du profond vers les baies

Début d’hiver : les zones profondes et les rassemblements

Quand l’eau commence à se refroidir, Antoine pêche très creux, sur six à sept mètres, là où se concentrent les rassemblements de poissons. Du bord, sans sondeur, il y a une astuce purement tactile : comptez la descente de votre leurre. Si à un endroit il met dix secondes à toucher le fond et quatre secondes juste à côté, pêchez la zone des dix secondes. Lancez loin, plombez davantage, ramenez très lentement. En Hollande, il cible des tombants de quatre à neuf mètres où les brochets interceptent les brèmes qui montent et descendent la cassure. Le raisonnement vaut partout : trouvez le fourrage, trouvez son trajet, postez-vous sur le passage.

Approche de la fraie : l’entrée de baie, le poste roi du pêcheur à pied

Plus tard, de fin décembre à février selon la température d’eau (parfois dès début décembre), les poissons se rapprochent des baies pour frayer, dans trois mètres environ. Le signal est visible à l’œil nu : marchez le long d’une roselière, et si vous voyez des brochets posés à ras du bord, la baie est à pêcher. Antoine se place alors à l’entrée et lance son gros leurre toute la journée, parce qu’il sait qu’à un moment le poisson va rentrer. C’est là qu’il fait ses tailles exceptionnelles : des femelles grasses, prêtes à frayer. Ce poste se prête même mieux au bord qu’au bateau : si vous couvrez la moitié de l’entrée au lancer, vous avez déjà une chance sur deux d’intercepter un poisson dans la journée. Pour trier les baies, on pêche les trois ou quatre plus marquées du bief un jour chacune, et on garde celle qui produit. « C’est la force de travail. »

Plan d’eau inconnu : par où commencer

Devant un étang inconnu, Antoine attaque le profond : une cassure visible, un bord qui plonge, prospecté au shad ou au réplicant à cadence basse. Si rien ne vient, il bascule vers des zones plus marquées en deux mètres, deux mètres cinquante (arbres immergés, roseaux, reste d’herbier) avec des leurres qui restent longtemps sur le poste : souris sans plomb, Buster, shad peu plombé. Le repérage se fait sur carte bathymétrique ou, à défaut, sur une vue satellite : plateaux et cassures se lisent très bien d’en haut. L’article sur la manière de pêcher un spot surpêché avec des poissons méfiants, où Antoine intervient aussi, complète cette lecture du terrain.

Leurres d’hiver et animation : le linéaire lent au ras du fond

Leurre hybride Miuras Mouse Big de 23 cm, corps souple et tête plombée légère
La Miuras Mouse, le leurre qu’Antoine ramène le plus lentement possible en hiver, avec une tête très peu plombée.

Le critère numéro un d’Antoine : un leurre qu’on peut ramener très lentement. En tête vient la Miuras Mouse, montée avec très peu de plomb, 7 g par exemple : dans quatre mètres d’eau, il la fait évoluer vers deux mètres au ralenti. Viennent ensuite les gros shads, de préférence en wobbling plutôt qu’en rolling. En hiver, les poissons sont souvent collés au fond ; si vous en prenez plusieurs couverts de sangsues, c’est le signe, descendez dans la couche d’eau. La règle par défaut : proche du fond, très lentement, avec des leurres qui déplacent beaucoup d’eau.

Pourquoi Antoine refuse les animations

Linéaire, « tout le temps, tout le temps, tout le temps ». Antoine pêche rarement au swimbait ou au glidebait et n’anime pas ses shads. Ce qu’il a observé au sondeur à imagerie live l’a convaincu : une animation faite au mauvais moment fait décrocher un poisson qui suivait. Sans écran pour voir le poisson derrière le leurre, la régularité devient le meilleur allié du pêcheur du bord.

Coloris et références : le ventre orange et le Roach

Leurre souple Savage Gear 4D Line Thru Roach de 32 cm, imitation de gardon à montage traversant
Le Roach 32 cm, le leurre du record d’Antoine en Hollande : il plonge vite et réclame de la profondeur.

Une teinte domine son hiver : le dirty roach, un doré avec le ventre orange. Il ne sait pas expliquer pourquoi le ventre orange fonctionne, mais beaucoup de pêcheurs partagent cette préférence. Pour le reste, du naturel. Ses références de shads sont le Savage Gear 4D Line Thru Roach 32 cm et sa déclinaison en 25 cm, avec un avertissement : ces leurres plongent au moins deux mètres à deux mètres cinquante et ne passent pas partout ; il existe une version slow sinking et une version sinking, à adapter à la profondeur. Il cite aussi les shads Wolfcreek. Majoritairement des gros leurres, donc.

Les deux leurres les plus sous-estimés en hiver

Jerkbait CWC Buster Jerk de 15 cm, corps dur à billes
Le Buster Jerk, un leurre d’été dans l’esprit de beaucoup, qu’Antoine pêche en hiver avec de longues pauses.

Le leurre le plus sous-estimé selon Antoine : le Buster Jerk. On l’associe à l’été, dans un mètre cinquante d’eau, jerké à fond. Antoine le trouve excellent en plein hiver à condition de changer de rythme : des jerks espacés et des pauses qui montent à cinq secondes, pendant lesquelles le leurre coule. On pêche ainsi dans trois mètres, trois mètres cinquante, voire plus. Encore plus oublié : le Salmo Slider, même logique de pauses longues mais une sonorité différente grâce à ses billes. Deux leurres que les poissons n’ont pas vus depuis l’automne : sur un spot fréquenté, l’argument pèse.

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Rester ou tourner : l’état d’esprit qui fait les records

Il y a deux modes chez Antoine. En pêche de découverte, il tourne sans arrêt, dix lancers par spot, jusqu’à trouver une typologie de poste et un leurre qui fonctionnent, puis il réplique la combinaison partout où le plan d’eau le permet. Mais sur un poste dont il sait qu’il produit, comme son entrée de baie, il reste toute la journée au même endroit. « On ne les chasse pas, on attend qu’ils arrivent. » Yann le reconnaît : c’est le plus difficile dans cette pêche. Antoine ajoute que la confiance se construit : avant son premier très gros du bord, un 105 de 10 kg pris un 31 décembre après une journée entière sur le même poste, le moral n’était pas facile. Ce poisson a validé sa stratégie, et depuis il ne change plus de leurre toutes les dix minutes, il reste.

Combien de sorties pour un poisson exceptionnel ? Antoine répond en proportions : celui qui fait cinquante métrés dans l’année est peut-être allé cinquante fois plus souvent à la pêche que vous. Mais si le bon spot est identifié, le bon leurre choisi et qu’on y va vraiment souvent sur la fenêtre favorable, il n’y a presque aucun moyen de ne pas le sortir dans l’hiver. « On ne le déclenche pas si on ne va pas à la pêche. »

Le plan d’Antoine pour battre son record de brochet cet hiver

Quatre étapes. Attendre que l’eau passe sous les 10 °C. Faire ses tests avant : si vous avez une dizaine d’étangs potentiels, allez les voir un par un, pour qu’au moment où les poissons rentreront dans les baies vos choix soient faits. Pêcher plus gros que d’habitude, avec des leurres que les poissons ont moins vus. Puis y aller, encore et encore, sur les créneaux de pression et de lune. Le conseil qu’Antoine aurait aimé recevoir plus tôt va dans le même sens : pêcher plus gros. Sur plusieurs saisons, celui qui lance un leurre de 12 à 15 cm et celui qui lance aussi souvent un leurre de 30 cm auront deux tableaux complètement différents, plus de quantité d’un côté, beaucoup plus de taille de l’autre.

S’équiper contre le froid et rester en vie

Avoir froid pousse à rentrer avant le passage du poisson. Antoine recommande des waders néoprène, ou une combinaison hiver si vous ne comptez pas vous mouiller, avec des sous-couches techniques. Détail vécu : les moulinets à corps métallique deviennent des glaçons sous les mains ; un corps non métallique change une journée. Notre guide pour choisir ses waders aide à trancher.

Côté sécurité, Antoine raconte un matin d’hiver sur un lac, par moins quatre degrés et une eau à 2 °C, où il est passé par-dessus bord en ferrant un poisson, sans gilet. Il a pu remonter et se changer grâce aux vêtements de rechange gardés à bord. Les conseils qui en découlent valent aussi à pied : un gilet autogonflant sur les berges instables, des vêtements secs dans la voiture, une frontale dans le sac et un téléphone chargé. Tout va très vite dans une eau à deux degrés.

Manipuler un gros brochet en hiver

Les mêmes règles qu’en été, en plus strict : une grande épuisette pour laisser le poisson récupérer dans l’eau pendant qu’on prépare la photo, une grande pince pour décrocher vite, et une séance photo la plus courte possible. Le tout ne doit pas durer dix minutes.

L’erreur qui coûte le plus de records : l’épuisette trop petite

Antoine en parle deux fois, et ça sent le vécu. Sur sa gravière, il pique un poisson d’environ 1,10 m dans un mètre cinquante d’eau, sur une souris, accroché à l’extérieur de la gueule après une attaque ratée, et le présente dans une petite épuisette où un métré rentre déjà mal. Le poisson engage la tête, recule, le leurre se plante dans le bord du filet, le brochet « fait le crocodile », se décroche et repart, laissant un leurre emmêlé en douze nœuds dans les mailles. Si vous ne devez changer qu’une chose cet hiver, c’est celle-là. Notre guide pour choisir son épuisette détaille les critères.

Le matériel utilisé dans l’épisode

Une poignée de références, pensées pour être ramenées lentement ou laissées en pause longue. La CWC Miuras Mouse Big 23 cm (95 g à sec) est son leurre de linéaire lent par excellence. Le Savage Gear 4D Line Thru Roach 32 cm Slow Sink (420 g) est le leurre de son record ; la version Roach 25 cm Sinking offre le même profil en plus compact, pour les postes moins profonds ou les cannes moins puissantes. Le Wolfcreek Shad 2.0 20 cm (75 g) complète la gamme des shads à nage ample. Côté leurres durs, le CWC Buster Jerk 15 cm (75 g) et le Salmo Slider sinking sont ses deux sous-estimés.

Pour la manipulation, il cite une pince longue, du type de la pince brochet HPA en inox, et une grande épuisette, dont l’épuisette Gunki Supersize Pike avec son filet de 60 x 70 x 70 cm donne une idée de ce qu’il appelle « grande ». Waders néoprène, combinaison hiver, moulinet à corps non métallique, gilet autogonflant et frontale sont cités sans référence particulière.

Questions fréquentes

Quelle est la meilleure période pour pêcher le brochet du bord et faire un gros poisson ?

Selon Antoine Walter, la fenêtre s’ouvre quand l’eau passe sous les 10 °C et dure jusqu’à la fraie. Les poissons se gavent avant la reproduction et atteignent leur poids maximal de fin décembre à février, quand ils se rapprochent des baies. Suivez la température d’eau plutôt que le calendrier, et visez les chutes de pression et les jours autour de la pleine lune.

À quelle heure pêcher le brochet en hiver ?

À l’inverse de l’été, les meilleures heures sont les plus chaudes de la journée, environ de 10 h à 16 h, quand la luminosité est la plus forte et que l’eau se réchauffe légèrement. Les coups du matin et du soir passent au second plan.

Quel leurre pour un gros brochet du bord en eau froide ?

Des leurres qui se ramènent très lentement près du fond et déplacent beaucoup d’eau : Miuras Mouse peu plombée, gros shads en wobbling comme le Roach de Savage Gear, et, plus surprenant, des jerkbaits comme le Buster Jerk ou le Salmo Slider travaillés avec de longues pauses. Antoine privilégie le linéaire pur et les coloris à ventre orange ou naturels.

Faut-il rester sur un poste ou se déplacer pour battre son record de brochet ?

Les deux, mais pas en même temps. En découverte, tournez vite pour identifier le type de poste qui produit. Une fois un spot validé, par exemple une entrée de baie à l’approche de la fraie, restez-y toute la journée : les gros poissons passent à un moment donné, et c’est votre présence qui fait la différence.

Peut-on vraiment prendre un brochet de plus d’un mètre du bord ?

Oui. Antoine considère que des brochets de 105 à 110 cm se prennent du bord sans problème avec les bons spots et la bonne stratégie. Les poissons de plus de 120 cm existent aussi mais relèvent de l’exceptionnel, même pour un pêcheur très régulier.

Pour aller plus loin

Battre son record de brochet du bord n’est pas une affaire de leurre miracle : c’est une température d’eau, une fenêtre de pression, un poste choisi à l’avance, un leurre ramené plus lentement que votre patience ne le voudrait, et la capacité à rester quand tout vous dit de rentrer. La vidéo ci-dessus détaille chaque étape.

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Le matériel cité dans l'épisode

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Technique

Par yann

Yann Nabusset pêche depuis toujours, des rivières normandes aux destinations lointaines. Il anime Tous des Tom Sawyer, le podcast qui raconte la pêche française par ceux qui la font.

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