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Brochet

Les 10 meilleurs big bait brochet qui ont fait la légende, avec Lionel Laporte

Du Buster Jerk à l'AT Minnow, Lionel Laporte et Yann passent en revue les dix big bait qui ont marqué la pêche du brochet en France. Histoire, nage, montages et ce qu'ils valent encore aujourd'hui.

13 min de lecture

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Demandez à dix pêcheurs quels sont les meilleurs big bait brochet et vous obtiendrez dix listes différentes, avec des noms qui reviennent toujours. Buster Jerk, Replicant, Miuras, Magic Swimmer : ces leurres ont fait l’histoire de la pêche du brochet aux gros leurres en France, et ils remplissent encore les boîtes. Mais pourquoi eux, quand des dizaines d’autres disparaissent en deux saisons ?

Pour répondre, Yann a invité Lionel Laporte dans la vidéo ci-dessus, publiée sur La Grange de Tom Sawyer. Lionel, c’est le patron d’Ambiance Pêche, détaillant et pêcheur big bait convaincu, celui dont le garage déborde de leurres de 30 cm empilés les uns sur les autres. Ensemble, ils remontent le fil de dix leurres cultes : d’où ils viennent, comment ils ont percé, comment ils nagent, et ce qu’ils valent encore face à des brochets de plus en plus éduqués.

Ce n’est pas un classement, Yann le précise d’emblée, et si on avait laissé Lionel faire, la liste aurait compté vingt-cinq noms. Voici les dix retenus, avec pour chacun l’histoire, la nage, les montages et l’avis des deux compères. Un fil rouge se dégage vite : une légende naît d’une addition de facteurs (le bon moment, un coup d’éclat, un peu de marketing) et surtout de résultats que personne ne conteste, débutants compris. Si vous découvrez cette pêche, le guide pour débuter la pêche au big bait est le complément logique.

Buster Jerk (CWC) : le premier big bait identifié en France

Avec ses 15 cm pour 75 g, le Buster Jerk est le plus petit de la sélection, « l’alevin » des leurres que Lionel lance aujourd’hui, plaisante Yann. C’est pourtant par lui que beaucoup de Français sont entrés dans le big bait. CWC existe depuis 1972, mais ce jerkbait s’est fait connaître en 2005 grâce à la vidéo Pike Fever, primée en festival, qui l’a lancé dans les pays nordiques avant son arrivée chez nous autour de 2008-2010.

Pourquoi légendaire ? Selon Lionel, parce que c’est le leurre le plus utilisé de ces années-là, celui avec lequel tout le monde a pris des brochets, en rivière comme en plan d’eau. Il est simple à animer (tac, tac, tac, avec des pauses), il fonctionne au casting comme au spinning, et même en lancer-ramener. Un prix accessible et un poids qui passe sur beaucoup de cannes ont fini le travail. Il existe aujourd’hui dans une centaine de coloris.

Ce qui frappe les deux pêcheurs, c’est sa tenue face aux poissons éduqués : quand rien ne marche, Lionel ressort le Buster, surtout avec du vent sur une zone peu profonde. Pour le faire descendre, il enroule du fil de plomb autour des triples. Et il ne sélectionne pas : des brochets de 40 cm montent dessus sans complexe.

Jerkbait CWC Buster Jerk 15 cm, le leurre dur qui a lancé le big bait brochet en France
Le Buster Jerk de CWC : 15 cm, 75 g, et des brochets partout en Europe.

Divinator (Biwaa) : la cuillère musclée des lacs alpins

Création française des frères Alexandre, sortie en 2008 chez Biwaa, le Divinator est un leurre souple préplombé prolongé d’une palette tournante. Yann le résume : « une cuillère avec un truc devant pour la muscler ». Lionel approuve : la cuillère prend du poisson depuis des lustres, le Divinator en reprend le principe avec un volume qui parle aux gros brochets.

Sa force, d’après Lionel, c’est qu’il pêche tout le temps : à la descente grâce à la palette, à la traction, en linéaire, dans 2 m d’eau comme dans 15 m. C’est un leurre lourd, fait pour nager creux. La version conseillée pour le big bait est le 85 g, environ 22 cm palette comprise. Sa réputation s’est bâtie dans les lacs alpins, après une compétition où ses concepteurs auraient « éteint tout le monde ». L’astuce de Lionel : remplacer la palette d’origine par une grosse palette de spinnerbait, pour ralentir la descente et augmenter les vibrations.

Esoxtoy (Arnaud Philippi) : le tube planant breveté

Deuxième création française, l’Esoxtoy est un tube conçu par Arnaud Philippi, guide sur le Léman et compétiteur (titre brochet FCPL en 2009 d’après les notes de Yann). Inspiré des tubes à musky américains, il est sorti en 2012-2013 en trois tailles : 20, 25 et 30 cm.

Ce qui fait sa différence, explique Lionel, c’est une nage imprévisible : le tube coule en tournant légèrement, et à chaque traction il remonte droit ou de travers. Il n’émet jamais deux fois la même vibration, donc les brochets ne « reconnaissent » pas le danger. L’armement, breveté, est lui aussi original : deux triples montés latéralement, là où les Américains enfilent une tête plombée. Trois plombs internes en trois grammages règlent la profondeur, et la matière résiste aux dents tout en absorbant les attractants.

Lionel décrit une pêche de pleine eau : on vise une cassure ou les abords d’une boule de fourrage, on lance, on laisse couler bannière semi-tendue, puis une traction, une deuxième plus rapide, et on relâche. Si la tresse se déplace ou claque, ferrage appuyé. Yann parle d’un « leurre pour pêcheur obstiné » : lancer un tube de 30 cm dans le vide pendant des heures demande du mental. Le principe est celui de notre guide de la pêche au tube pour la perche, en version poids lourd.

Bulldog (Musky Innovation) : le monstre venu du musky

Le Bulldog est le premier vrai big bait que Yann a vu en action, en Suède, dans les mains d’un pêcheur pour qui 30 cm était déjà « trop petit ». Il vient de Musky Innovation, marque américaine fondée en 1993, et c’est le premier gros leurre souple préplombé : lest coulé dans le corps, un gros simple et deux triples. Le 12 pouces pèse 225 g, et il en existait de bien plus gros.

Les deux pêcheurs le trouvent moche et rudimentaire, une virgule plate coulée dans un moule sommaire. Mais cette forme le fait descendre quasiment à l’horizontale, là où la plupart des leurres plongent tête la première, et sa queue s’anime toute seule. Jamais vraiment distribué en France, il se commandait par cartons à l’étranger. Pour Yann, il reste la preuve qu’un leurre qui déplace beaucoup d’eau prend de gros poissons, même quand il ne ressemble à rien.

Magic Swimmer (Sébile) : le swimbait inline qui a tout changé

Yann a tenu à ajouter le Magic Swimmer de Patrick Sébile : quand il lançait ça, ses copains le prenaient pour un fou. C’est l’un des tout premiers swimbaits inline, un articulé sans bavette qui ondule tout seul au ramené. Sorti autour de 2005, il s’est fait connaître par des victoires en Bassmaster, dont une compétition où les sept premiers pêchaient avec.

Deux densités existaient, mais pas dans les mêmes tailles, parce que Sébile voulait que chaque version nage exactement comme il l’entendait : le 190 en fast sinking, le 228 en slow sinking. Pour le brochet, c’était le 22 cm de 120 g. Lionel résume : « n’importe quel débutant faisait du poisson avec ». Il s’en serait vendu 1,4 million dans le monde, et il n’est pourtant plus commercialisé : Yann passe un message à Pure Fishing, qui détient les droits. Pour creuser cette famille, voyez notre dossier sur le swimbait pour le brochet.

Miuras Mouse (CWC) : le bouchon à bucktail devenu incontournable

Personne ne connaissait la Miuras Mouse il y a quelques années ; tout le monde en a aujourd’hui. L’histoire commence par une blague : lors d’une soirée, quelqu’un demande à Mauricio Carini de monter un bouchon de champagne en leurre. Le résultat est une tête en deux sections garnie de poils de chevreuil, sur laquelle on visse un leurre souple. Prototype en 2008, fabrication artisanale, puis reprise par CWC.

Celui qui l’a fait exploser en Europe, c’est Pierre Monjarret, en gagnant des compétitions avec et surtout grâce à un épisode de Fly versus Jerk où il sort un brochet de 127 cm pour 14 kg sur une Miuras blanche. Trois tailles existent, 20, 23 et 30 cm, la 23 étant de loin la plus vendue. Elle est livrée avec un double grub, mais chacun y visse ce qu’il veut : shad de 30 cm, grub de 40, anguille souple.

Pourquoi ça marche ? La Miuras déplace énormément d’eau, très lentement, et les poils freinent la nage du leurre monté derrière. Elle permet donc de pêcher gros au ralenti au-dessus des herbiers, là où un shad seul irait trop vite. En Hollande, des pêcheurs ont confié à Yann que c’est le leurre de secours : quand on n’attrape rien, on met une Miuras. Nous lui avions consacré un article complet sur la pêche du brochet à la Miuras.

Leurre hybride CWC Miuras Mouse Big 23 cm avec tête en bucktail et double grub
La Miuras Mouse Big 23 cm : une tête en poils de chevreuil sur laquelle on visse le souple de son choix.

Line Thru Trout (Savage Gear) : la truite à nage lente

Yann voulait le Line Thru Trout, Lionel aurait pris la version articulée. Le premier l’emporte : c’est le leurre qu’on trouve dans la boîte de tous les pêcheurs un peu costauds. Ces truites ont été dessinées par Mads Grosell pour Savage Gear, en slow sinking et sinking, d’abord en montage fixe dérivé du Huddleston des pêcheurs de black-bass américains.

Son atout, selon Lionel : pêcher très lentement avec un leurre de près de 28 cm et environ 230 g qui nage à 50 ou 60 cm sous la surface, redoutable sur les gros brochets qui montent chercher leurs proies. Sur les poissons éduqués, pas de lassitude constatée : « il n’y a pas ces histoires de vibration, le truc nage ». Les tailles vont de 15 à 40 cm, et face à la demande Savage Gear l’a ressorti avec une dizaine de coloris.

Leurre souple Savage Gear 3D Line Thru Trout 30 cm imitation truite
Le 3D Line Thru Trout de Savage Gear, ici en 30 cm : une truite scannée en 3D qui nage juste sous la surface.

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Replicant Jointed (Fox Rage) : le jointed à nage serrée

Yann lui avait déjà consacré un épisode entier avec Sylvain Legendre. On parle ici de la grosse taille, 23 cm pour 150 g, qui s’est très vite imposée. Pour Lionel, c’est l’un des leurres de 23 cm qui a pris le plus de brochets en France, dans n’importe quel lac ou rivière.

Sa particularité, c’est une nage très serrée, due à sa queue et au tissu interne qui relie les deux sections, donc une vibration différente des articulés classiques. Légèrement plombé à l’avant, il nage même à la descente. Sylvain Legendre le pêche vite : à faible vitesse il nage mal, il faut le ramener assez rapidement. Au sondeur en direct, on voit les poissons monter dessus très vite ; quand les brochets sont « sur vibration », dit Lionel, ils ne peuvent pas s’empêcher d’attaquer.

Astuce de Lionel : comme il n’existe pas officiellement de version shallow, on découpe le leurre, on retire l’armature et on monte un screw pour les zones peu profondes. Ce leurre a d’ailleurs failli disparaître, et Sylvain Legendre s’est battu pour le maintenir en France. Le détail est dans notre guide du Replicant Fox Rage.

Leurre souple articulé Fox Rage Jointed Replicant
Le Jointed Replicant de Fox Rage, en 18 cm (80 g) et 23 cm (150 g).

AT Minnow (Sébile) : le flop devenu culte

Le cas le plus étonnant de l’épisode : un leurre légendaire qui fut un flop à sa sortie. Patrick Sébile a conçu l’AT Minnow autour de 2014, et à l’époque chez Pure Fishing on expliquait que « ça ne nage pas ». Lionel a eu la même réaction la première fois. Sauf que ça attrape des poissons.

Techniquement, c’est un shad percé de partout, avec une quinzaine de points d’entrée pour varier les montages : screw, tête plombée à visser, texan avec sortie d’hameçon dédiée. Le paddle bouge à peine, et c’est ce qui intrigue Lionel : le leurre ne vibre pas, il pousse de l’eau, et la circulation à travers les trous, jusque dans la queue, produit des micro-vibrations qui déclenchent les attaques.

Il est devenu culte par les lacs alpins. Kevin Hernandez l’utilisait sans trop le dire, ça a fini par se savoir, le leurre introuvable s’est arraché en occasion, Sylvain Legendre en a fait refabriquer pour sa boutique, et Berkley l’a finalement réédité en 25 cm. Pour Yann, personne ne peut dire que le marketing a fait l’AT Minnow : à l’époque, la marque poussait un autre shad. Pour mesurer ce qu’il a produit, relisez l’entretien avec Kevin Hernandez et ses 100 brochets métrés sur le Léman.

Leurre souple Berkley PowerBait AT Minnow 25 cm, réédition du leurre de Patrick Sébile
L’AT Minnow réédité chez Berkley en 25 cm, avec ses perforations qui laissent circuler l’eau.

4Play (Savage Gear) et le film Viking Expedition

Cité au moment où les deux pêcheurs se demandent s’ils n’ont rien oublié : le 4Play. Les premiers modèles, en 19 cm, avaient une bavette et un rattle dans la tête ; le 25 cm est arrivé après, sans bavette. Dans les bassins, il nageait tout seul, et il a « attrapé plein de pêcheurs et plein de brochets ».

Le vrai déclencheur, pour Yann, c’est un film : Viking Expedition, tourné par Numa Marengo avec Mads Grosell. Très bien réalisé pour l’époque, il a donné envie à tout le monde d’acheter des 4Play et a largement fait connaître Savage Gear en France. Savage Gear l’a ressorti pour ses vingt ans en 19 et 25 cm.

Poisson nageur articulé Savage Gear 4Play CL Swim and Jerk 25 cm
Le 4Play CL Swim & Jerk 25 cm, réédité par Savage Gear.

Ce qu’on retient pour sa boîte à brochet

Sept des dix sont toujours en vente, parfois réédités, et l’épisode dessine une progression logique. Le Buster Jerk reste le point d’entrée : 75 g, une canne pas trop spécialisée, une animation simple. Le Divinator couvre les couches profondes et le linéaire. Le Replicant Jointed et le 4Play sont les articulés à pêcher plutôt vite. Le Line Thru Trout et la Miuras servent à pêcher gros et lentement sous la surface ou au-dessus des herbiers. L’AT Minnow est le joker quand les poissons ont tout vu.

Pour la canne qui va avec ces poids, la discussion avec Tom Morand sur la pêche du brochet au big bait détaille le matériel, et notre guide du big bait du bord montre qu’on peut s’y mettre sans bateau.

Le matériel utilisé dans l’épisode

Le Buster Jerk CWC 15 cm est le jerkbait de 75 g par lequel tout a commencé. Le Divinator Big 85 g de Biwaa est la version recommandée pour le big bait, le 55 g restant une valeur sûre sur des cannes moins puissantes. La Miuras Mouse Big 23 cm est la taille la plus vendue, livrée avec son double grub.

Côté Savage Gear, le 3D Line Thru Trout 30 cm existe aussi en 15, 20, 25 et 40 cm, et le 4Play CL Swim & Jerk 25 cm est la réédition sans bavette. Le Jointed Replicant de Fox Rage se décline en 18 cm (80 g) et 23 cm (150 g). Enfin, l’AT Minnow 250 de Berkley est la réédition en 25 cm, avec attractant intégré.

L’Esoxtoy, le Bulldog et le Magic Swimmer ne se trouvent pas chez les détaillants classiques : il faudra chercher en occasion, ou négocier un échange avec Lionel.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur big bait pour débuter le brochet ?

Dans l’épisode, Yann et Lionel s’accordent sur le Buster Jerk : 75 g, une animation simple à base de petits coups de scion et de pauses, et une efficacité qui ne faiblit pas sur les eaux très pêchées. Son poids passe sur beaucoup de cannes carnassier puissantes, sans investir tout de suite dans du matériel dédié aux leurres de 300 g.

Quelle taille de leurre pour un big bait brochet ?

Il n’y a pas de seuil officiel. Les leurres de la sélection vont de 15 cm (Buster Jerk) à 40 cm (Line Thru Trout), et la plupart des références cultes tournent autour de 23 à 25 cm : Miuras 23, Replicant 23, AT Minnow 25, 4Play 25. Lionel rappelle qu’un big bait ne sélectionne pas forcément la taille des brochets : des poissons de 40 cm attaquent sans complexe un leurre de 15 ou 20 cm.

Pourquoi un swimbait sans vibration prend-il des brochets ?

C’est l’explication de Lionel sur l’AT Minnow et le Line Thru Trout : ces leurres ne vibrent pas, ils déplacent de l’eau. Un gros volume qui pousse de l’eau lentement, avec des micro-perturbations, suffit à déclencher un brochet, et sans signature vibratoire marquée, les poissons éduqués ne l’associent pas à un danger.

Faut-il une canne spéciale pour lancer ces leurres ?

Pour les leurres de 75 à 150 g (Buster Jerk, Divinator, Replicant, Miuras 23), une canne carnassier très puissante suffit souvent. Au-delà, pour un Line Thru Trout de 230 g ou un Bulldog de 225 g, il faut une canne big bait dédiée : Yann et Lionel rappellent qu’à l’époque, trouver la canne était plus compliqué que trouver le leurre.

Conclusion

Dix leurres, vingt ans d’histoire, et toujours la même recette : arriver au bon moment, nager d’une façon que les brochets n’avaient jamais vue, et prendre du poisson entre les mains de n’importe qui. Les prochains leurres légendaires existent peut-être déjà au fond d’un garage, celui de Lionel par exemple. En attendant, dites en commentaire sous la vidéo lequel manque selon vous à cette liste.

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Le matériel cité dans l'épisode

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Leurre

Par yann

Yann Nabusset pêche depuis toujours, des rivières normandes aux destinations lointaines. Il anime Tous des Tom Sawyer, le podcast qui raconte la pêche française par ceux qui la font.

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