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Brochet

Leurres brochet pour le début de saison en lac de barrage : la boîte d’Arnaud Landrieu

Guide de pêche dans le Massif central, Arnaud Landrieu ouvre sa boîte de début de saison sur les grands lacs de barrage. Très petit ou très gros, du bruit sans trop d'eau déplacée, et le grub qui bat le shad : tout ce qu'il lance en avril et mai, et pourquoi.

14 min de lecture

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Choisir ses leurres brochet pour le début de saison en lac de barrage, c’est se retrouver face à un mur. Au sens propre : des falaises sur des kilomètres, quarante mètres de fond à quinze mètres de la berge, pas de substrat, et un lac de vingt kilomètres qu’on ne sait pas par où attaquer. Dans ce douzième épisode de « Ouvre-moi ta boîte » sur La Grange de Tom Sawyer, Yann a appelé quelqu’un qui vit là-dedans toute l’année.

Arnaud Landrieu est guide de pêche dans le Massif central, à une heure au sud de Clermont-Ferrand, sur les retenues hydroélectriques de la Dordogne, de la Truyère et de leurs voisines. Il répond depuis son bateau, en plein retour de guidage, boîtes en vrac, et déroule de la surface vers le fond ce qu’il lance vraiment pendant les premières semaines de la saison, avec à chaque fois le pourquoi.

La vidéo ci-dessus vaut le détour pour voir les leurres en main. L’article reprend les enseignements dans l’ordre : la logique très petit ou très gros, le bruit plutôt que l’eau déplacée, la victoire du grub sur le shad, et quelques réglages de bricoleur. Si vous découvrez ce type de milieu, commencez par nos conseils pour aborder un lac de barrage, puis revenez garnir la boîte.

Le terrain : des lacs de barrage encaissés qui imposent le bateau

Chez Arnaud, pas de rivière au sens de la Saône ou de la Seine. Rien que des vallées noyées il y a une cinquantaine d’années, de quinze à vingt-cinq kilomètres de long. Certaines sont plates et sableuses, dans le style du lac de Vassivière. La plupart sont abruptes et rocailleuses, et c’est là que les repères du pêcheur de brochet s’évaporent.

Conséquence directe : il faut une embarcation. Sur vingt kilomètres de rives, on compte parfois deux mises à l’eau, ce qui laisse une fraction infime des berges au pêcheur à pied. Une petite barque, un float tube ou un kayak suffisent, et Arnaud le dit sans détour : aller plus vite ne fait pas prendre plus de poissons. Dans sa région, le budget pêche part d’abord dans l’embarcation, ensuite dans les leurres.

Un cheptel marqué par les marnages EDF

Ces lacs produisent de l’électricité avant de produire du poisson. Quand le niveau baisse de plusieurs mètres en avril, en pleine fraie, les œufs se retrouvent hors de l’eau. Résultat, selon Arnaud : des classes d’âge entières qui manquent, avec des poissons entre 55 et 70 cm, d’autres entre 100 et 110 cm, et presque rien entre les deux. La population n’est pas dense, mais elle est préservée, et le début de saison fait partie des créneaux où le brochet répond très bien.

Pêche du brochet à l’ouverture : la logique très petit ou très gros

Le premier paramètre d’Arnaud, c’est la température de l’eau, avec une mise en garde. La sonde du sondeur mesure la surface, et une surface à 18 degrés ne dit rien de la colonne d’eau. Trois jours de grosse chaleur fin avril donnent une pellicule tiède sur une eau encore glaciale ; un mois d’avril doux et régulier donne la même lecture, mais avec des poissons réellement actifs. Quand on se gèle les orteils à la mise à l’eau, inutile de croire que les brochets ont un comportement de juin.

D’où sa règle : jouer sur deux tableaux, soit très petit, soit très gros, et délaisser la taille intermédiaire. Pour Arnaud, la taille « normale » d’un leurre à brochet tourne autour de 15 cm. En ce moment, c’est celle qu’il utilise le moins. Il descend sous les 10 cm, ou monte à 25 ou 30 cm, pour deux raisons opposées.

Le petit, c’est l’imitation. Ce qui vit au bord à cette période, ce sont de petits gardons, pas des brèmes en fraie, et les silures et brochets qu’il a pris récemment recrachaient de minuscules poissons blancs. Le gros, c’est l’agressivité : un leurre qui déplace beaucoup d’eau pour déclencher un poisson qui ne mange pas forcément, mais qui réagit de loin et tape par pure réaction.

De la surface au fond : les leurres, famille par famille

Les leurres de surface attendront fin mai

La boîte top water reste fermée. Arnaud nuance : si vous pêchez un petit lac peu profond du nord de la France, que l’eau est déjà à 21 degrés et que les grenouilles chantent, lancez de la surface. Chez lui, en altitude, les gros sticks et les leurres à hélice sortent à partir de fin mai.

Le jerkbait minnow en 100 à 120 : le leurre numéro un

Première boîte ouverte, celle des jerkbaits minnow. Pour Arnaud, c’est le leurre indispensable de la période : s’il n’avait qu’un choix pour les premières semaines, ce serait un minnow entre 100 et 120 mm. Son modèle de référence est le Stunna de la gamme Dex, en 100 et 110, et il n’hésite pas à descendre sur le 80, même si c’est très petit pour du brochet.

Deux coloris lui suffisent : un ablette, pour coller au fourrage, et un fire tiger. Il préfère multiplier les tailles et les longueurs de bavette pour jouer sur la profondeur, plutôt qu’empiler des teintes. Il conseille d’enlever le troisième hameçon des modèles conçus aussi pour la mer.

Côté animation, pas de lancer-ramener : il le réserve au sandre, avec des petits coups ou un stop and go. Sur le brochet, il « rentre dedans », avec des coups de poignet secs pour faire partir le leurre franchement à droite puis à gauche. Début de saison égale agressivité, et un petit leurre dont les billes claquent fort coche les deux cases.

Dernier argument : la perche, dont la fraie se termine à peine et qui défend son nid avec agressivité. Les grosses perches du printemps sont souvent prises avec un leurre à brochet, et pêcher petit laisse la porte ouverte à cette surprise.

Jerkbait minnow Berkley Dex Stunna de 10 cm, corps fuselé avec bavette courte et trois hameçons triples
Le Dex Stunna 100, le minnow qu’Arnaud lance en premier sur les bordures en début de saison.

Le crank : du bruit, mais pas trop creux

Un cran plus bas, le crankbait. Arnaud ne se complique pas la vie sur les couleurs : du rouge, du vert, du blanc. Ce qui compte, c’est le son. Il veut un leurre qui fait « maracas », type square bill large avec une grosse bille sourde, plutôt qu’un crank plat qui tape moins. Le sien, dans la gamme Dex, fait près de 7 cm, ce qui est gros pour un crank.

Le point clé, c’est la profondeur. Il garde des cranks qui plongent peu et d’autres qui creusent un peu plus, comme le Dredger, une vieille référence qui marche toujours. Mais il déconseille formellement de sortir un crank qui descend à 5 ou 6 mètres pour gratter le fond. C’est l’erreur classique des pêcheurs qui découvrent ses lacs : ils voient la pente à 20 mètres de fond et veulent la racler. En début de saison, les poissons ont le nez en l’air, et un square bill bruyant qui travaille à 2,50 ou 3 mètres suffit à faire monter un brochet posté plus bas. Sa grille : jerkbait pour 1 à 1,50 m, crank pour 2,50 à 4 m, et il alterne avec spinnerbait et chatterbait pour dérouler de la bordure.

Jusqu’où un brochet se déplace pour un leurre

Arnaud rappelle qu’on savait déjà que le brochet monte de loin, et que le sondeur live l’a confirmé. Selon la clarté de l’eau, il estime la distance entre 2 et 10 mètres.

L’image qu’Arnaud donne à ses clients est celle du chat et de la fausse souris. Posez-la sous son nez sans bouger, il s’en désintéresse. Agitez-la à trois mètres, arrêtez, puis repartez d’un coup vif : il fonce. Le brochet fonctionne pareil. D’où l’importance de capter l’attention quand on pêche à l’aveugle des poissons qu’il situe entre 4 et 6 mètres dans une eau acide et plutôt foncée. Si les petits leurres ne déclenchent rien, il passe au très gros pour se faire entendre de plus loin.

Gliders et flankers : les gros jerkbaits, mais pas d’abord

Changement de boîte, on passe aux jerkbaits de 15 à 20 cm. Arnaud démonte un réflexe très répandu chez ses clients : face à l’immensité du lac, presque tous sortent d’abord leur plus gros leurre. Pour lui, c’est une erreur. Ces leurres prennent tout leur sens fin mai ou début juin, quand les brèmes frayent.

Sa taille de départ sur les gliders est de 13 cm. Yann avoue n’avoir rien d’aussi petit pour le brochet ; Arnaud maintient que c’est exactement ce qu’il faut. Il monte à 15 ou 16 cm uniquement s’il ne déclenche aucune touche. Et quand il rate des poissons sur le gros, il fait l’inverse de la plupart des pêcheurs : il redescend sur le petit pour les rentrer. Le gros sert à identifier une berge habitée, à voir des poissons monter ou se retourner. Ensuite le petit finit le travail, et ses très gros poissons tombent souvent dessus. Pour trancher entre les deux familles de gros leurres durs, lisez swimbait ou glidebait pour le brochet.

Un détail à retenir : ces jerks travaillent entre 1 m et 1,50 m avec vingt mètres d’eau en dessous. Pas conventionnel, mais ça fonctionne. Et un tips de bricoleur : plutôt qu’un plomb sur la ligne qui claque contre le leurre, Arnaud enroule du fil de plomb sur la hampe de l’hameçon, ce qui ajoute 3 ou 4 grammes sans bruit parasite.

Glider Berkley Zilla Glider 160 en coloris perche, corps plat en une seule pièce avec deux hameçons triples
Le Zilla Glider : Arnaud commence par le 13 cm et ne monte en taille que si rien ne se déclenche.

Le Flanker, dans la même gamme Zilla, a le même profil plat que le glider mais avec une bavette courte. Conçu pour être ramené en linéaire par les pêcheurs des polders, il est détourné par Arnaud : canne longue de 2,50 ou 2,60 m pour l’amplitude, et de grands coups violents pour le faire partir fort à droite et à gauche. Il le résume comme « un Stunna version XXL » avec de grosses billes lourdes. Le lest additionnel se met à l’avant, pour ne pas claquer dans les hameçons. Il en voit peu dans les boîtes, et il le regrette.

Le gros lipless, un format sous-exploité

Arnaud aime se différencier, et il sort un leurre que presque personne ne lance : un lipless deux fois plus long que la moyenne du marché, en deux tailles, dans la gamme Zilla. Pas un format vendeur, il le reconnaît. Mais il colle à sa philosophie du début de saison : faire un maximum de bruit sans pousser trop d’eau. C’est ce constat, répété sur ses dernières saisons, qui explique aussi pourquoi il montre si peu de gros shads.

Pourquoi le grub a pris le dessus sur le shad

Le shad à queue paddle reste un excellent leurre, mais il pousse beaucoup d’eau, et ce n’est pas ce qu’Arnaud recherche en avril et mai. Il en garde quelques-uns très souples pour pêcher très vite, en réaction. Son vrai souple de début de saison, c’est le grub, dans un format volumineux, type Beast. Il n’a pas d’explication rationnelle : sur ses cinq à sept dernières ouvertures, le grub a été au-dessus à chaque fois. Sa recommandation : ayez-en au moins un dans la boîte.

Le scénario type : les bordures au jerk n’ont rien donné, il décale en pleine eau et repère au sondeur un poisson décollé dans 5 mètres d’eau. Premier choix, un glider ou un flanker pour le faire monter. S’il ne réagit pas, un grub plutôt qu’un shad. Pour situer le grub parmi les autres formes, voyez les six familles de leurres souples pour le brochet.

Leurre souple Abu Garcia Beast Twin Tail, corps massif terminé par deux queues de grub
Le Beast Twin Tail, le double grub de la gamme Beast, le format qu’Arnaud privilégie face au shad en début de saison.

La « black box » : le double grub de FX

Arnaud fait quelques infidélités à son groupe, et il assume. Sa boîte noire contient les créations d’un crafter du nord-est de la France, François-Xavier, de FX (RTM). Son produit phare est un double grub très large, le Twin Bit, qui existe en plusieurs tailles jusqu’à une version de 30 cm. Arnaud utilise plutôt les tailles intermédiaires, autour de 18 à 21 cm.

Le double grub a fait des dégâts en compétition : lors d’une finale du FC Fight tournée en début de saison, son adversaire a pris ses gros poissons avec ce type de leurre pendant qu’Arnaud pêchait au shad. Même constat : à cette période, quelque chose qui ondule sans déplacer un mur d’eau fonctionne mieux.

En début de saison, il ne le monte pas derrière une mouse, qu’il réserve à la fin mai, mais sur une tête plombée classique avec un hameçon 360 ou un double stinger, en tractions. Conseil de montage au passage : ses empiles sont en acier 49 brins, le même que les montages inline pour la truite. Très souple, très résistant, plus fiable à ses yeux que le titane qu’il trouve cassant, et il a renoncé au fluoro devant un leurre dont les hameçons sont déjà bien visibles. Avantage concret : il ne refait pas son empile tous les trois brochets. Voir aussi comment choisir son bas de ligne brochet.

Les classiques : articulés, ondulantes et un chatterbait hybride

Dans la boîte noire, on trouve aussi des souples articulés : les anciens Beast à côté des nouveaux, quelques Savage Gear, un ou deux Replicant Jointed qu’il qualifie de très bonnes références.

Puis il sort l’ondulante à l’ancienne, dont Yann le sacre roi. Il en a de grosses, achetées aux États-Unis pour le bass, avec un usage précis : quand le lac est haut et qu’un arbre entier est tombé dans l’eau depuis la roche, l’ondulante descend dedans et ressort, ce que les leurres à triples ne pardonnent pas. « Ça les rend fous », dit-il.

Dernière pièce, un chatterbait très peu conventionnel de chez Abu Garcia. À côté d’un chatterbait classique de 21 grammes, il paraît énorme. Sa tête en ABS, avec une bille à l’intérieur, est articulée et porte une double jupe que l’on retire en deux secondes grâce à un clip. L’idée est d’utiliser cette tête comme une tête de mouse : Arnaud y accroche un Twin Bit ou un grub. Résultat, un leurre qui pousse beaucoup d’eau mais reste léger, et se pêche en linéaire dans 1,50 à 2 m. Il le voit surtout pour les milieux très pressurisés comme le lac d’Orient, où les poissons voient défiler des chatterbaits standard tous les jours. Pour les bases, relisez notre guide chatterbait et spinnerbait.

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Le bon spot avant le bon leurre

Un fil rouge traverse l’épisode. Dans ses lacs, la pression de pêche est faible : ceux qui pêchent mal ne pêchent pas avec le mauvais leurre, ils passent au mauvais endroit, de la mauvaise manière. Selon Arnaud, on peut faire cinq cents mètres de berge vides avec le meilleur leurre du monde, et trois cents mètres où se tiennent vingt brochets en n’en prenant que quatre, persuadé d’avoir été bon. Dans ce contexte, un petit leurre bien placé suffit largement, y compris pour un débutant.

Il nuance pour les lacs très pressurisés qui rouvrent après trois mois de fermeture : là, sortir un gros leurre pour se faire repérer de loin peut avoir du sens dès le premier lancer. Deux contextes, deux stratégies.

Le matériel utilisé dans l’épisode

Pour la couche haute et la bordure, le minnow de référence d’Arnaud est le Berkley Dex Stunna 100, un jerkbait fuselé de 10 cm et 10,2 g qui travaille entre 0,70 et 1,50 m, dans les deux coloris qu’il recommande, ablette et fire tiger. Le 110 et le 80 complètent la gamme.

Les gros jerkbaits sortent de la gamme Zilla. Le Berkley Zilla Glider 130 (13 cm, 38 g) est sa taille de départ. Le Zilla Glider 160 (16 cm, 67 g, 0,50 à 2 m) sert à repérer une berge habitée. Le Zilla Flanker 15,5 cm, à bavette courte, évolue entre 1 et 2 m. Le Zilla Lipless 13 cm, 80 g, est le gros lipless de la boîte, utilisable de 1 à 5 m et plus.

Côté souples, la famille Beast est signée Abu Garcia. Le Beast Curl Tail est le gros grub volumineux, en 17 et 21 cm, et le Beast Twin Tail sa déclinaison en double grub. Le chatterbait hybride de fin d’épisode est le Beast Bladed Jig, 50 g, tête à bille et jupe amovible.

Cités sans lien : le crank square bill Dex d’environ 7 cm, le Dredger, le double grub Twin Bit de FX (RTM), les articulés Savage Gear 3D et Fox Rage Replicant Jointed, et les ondulantes Abu Garcia. Le fil de plomb et l’acier 49 brins se trouvent dans n’importe quel rayon montage.

Questions fréquentes

Quelle taille de leurre pour le brochet en début de saison ?

Arnaud Landrieu conseille d’éviter la taille intermédiaire autour de 15 cm et de jouer sur deux extrêmes : des leurres de moins de 10 cm qui imitent les petits gardons présents au bord, et des leurres de 25 à 30 cm qui déclenchent par agressivité. Il commence toujours par le petit et ne monte en taille que si rien ne se passe.

Faut-il pêcher le fond en lac de barrage au printemps ?

Non, selon Arnaud c’est l’erreur la plus fréquente de ceux qui découvrent ses lacs. Même avec 20 mètres de fond à quelques mètres du bord, les brochets sont positionnés le nez en l’air, entre 4 et 6 mètres, et viennent chercher un leurre bruyant qui travaille entre 1 et 3 mètres. Un crank qui plonge à 5 ou 6 mètres passe sous eux.

Grub ou shad pour le brochet à l’ouverture ?

Sur ses cinq à sept dernières saisons, Arnaud a pris plus de poissons au grub qu’au shad en début de saison. Son explication : le grub vibre et ondule sans pousser autant d’eau qu’une queue paddle, ce qui correspond mieux à des poissons encore ralentis par une eau froide en profondeur.

Peut-on pêcher ces lacs du bord ?

Très difficilement. Sur un lac de vingt kilomètres encaissé, il n’y a parfois que deux mises à l’eau accessibles. Une barque modeste, un float tube ou un kayak suffisent, et dans la région d’Arnaud le budget va d’abord dans l’embarcation. Les lacs plus plats et sableux, type Vassivière, offrent davantage de berges praticables.

Quels coloris emporter pour le brochet au printemps ?

Deux suffisent sur les minnows selon Arnaud : un ablette, naturel, et un fire tiger. Sur ses cranks, il se limite au rouge, au vert et au blanc. Il préfère multiplier les tailles et les profondeurs de nage plutôt que les couleurs.

Pour aller plus loin

Retenez la grille d’Arnaud et vous aurez déjà évité les trois pièges de l’ouverture en lac de barrage : gratter le fond, sortir le big bait dès le premier lancer, et empiler les couleurs au lieu des tailles. Le reste, c’est de la berge à lire, et un grub dans la boîte au cas où. Si vous aimez ce genre de retour de terrain sans filtre, Friture sur la Ligne, la newsletter des pêcheurs passionnés, arrive chaque jeudi soir dans votre boîte mail. Un e-mail par semaine, c’est moins envahissant qu’un marnage EDF en pleine fraie, et nettement plus utile pour vos week-ends.

Le matériel cité dans l'épisode

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Carnassier Leurre

Par yann

Yann Nabusset pêche depuis toujours, des rivières normandes aux destinations lointaines. Il anime Tous des Tom Sawyer, le podcast qui raconte la pêche française par ceux qui la font.

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