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Brochet

Pêcher le brochet au big bait en bateau : la méthode de Lionel Laporte, du matériel au pattern

Lionel Laporte détaille sa méthode complète pour pêcher le brochet au big bait en bateau : ensemble canne-moulinet, bas de ligne, sélection de leurres et surtout la notion de pattern. Couleurs selon la luminosité, position du bateau, profondeur : tout ce qui sépare une journée à trois poissons d'une journée à quinze.

11 min de lecture

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Pêcher le brochet au big bait en bateau, ce n’est pas seulement lancer un leurre de 300 grammes et attendre. Sur la même cassure, le même jour, un bateau rentre avec deux ou trois poissons et l’autre avec huit ou dix. La différence tient à une addition de détails : la canne qui ferre vraiment, le bas de ligne, l’agrafe, la position du bateau par rapport au soleil, et surtout la capacité à trouver ce que les poissons veulent à ce moment précis de la journée.

Pour mettre tout ça à plat, Yann reçoit Lionel Laporte dans la vidéo ci-dessus, sur La Grange de Tom Sawyer. Habitué du Salagou et des lacs clairs du Sud, Lionel pêche les vrais gros leurres souples, ceux de 200 à 400 grammes, et Numa Marengo disait de lui qu’il « sait pourquoi il change de leurre quand un nuage passe ». Vous l’aviez croisé dans les 10 big baits légendaires du brochet et dans la pêche en lac de barrage ; cette fois, il déroule sa méthode complète, de la canne jusqu’au pattern. Si vous n’avez jamais lancé de gros leurre, commencez par le guide pour débuter la pêche au big bait, puis revenez ici.

Pêcher le brochet au big bait en bateau : l’ensemble canne et moulinet

Une canne de 2,40 à 2,70 m, avec de la marge

Pour des leurres souples de 200 à 400 grammes lancés depuis un bateau, Lionel recommande une canne de 2,40 à 2,70 m. Sur la puissance, son conseil va à l’encontre de l’intuition : si vous lancez souvent du 300 grammes, prenez une canne annoncée pour 400 ou 500 grammes. Une canne dont la puissance correspond exactement au poids du leurre travaille à saturation : le lancer fatigue vite, et surtout le ferrage ne passe pas.

Quand un brochet prend un gros leurre souple de côté, entre les deux triples, il faut faire coulisser les hameçons à travers une gueule pleine de dents jusqu’à ce qu’un triple se pique. Une canne trop souple par rapport au leurre n’y arrive pas, et le poisson décroche. D’où un ferrage très appuyé, « un vrai demi-tour sur soi-même » selon Lionel, le swipe des pêcheurs de bass américains en version poids lourd.

Action progressive et talon long

Entre les cannes très paraboliques et les cannes de pointe, Lionel choisit le milieu : des actions très progressives, comme celle qu’il a fait fabriquer chez Tenryu. Le lancer fatigue moins, il reste assez de puissance pour ferrer, et quand le poisson part dans un rush au bateau, le blank encaisse au lieu de laisser décrocher. Yann ajoute une leçon apprise avec une canne à musky américaine au talon trop court : sans bras de levier, lancer un leurre très lourd est un enfer, et la canne glisse du coude. Les cannes à musky peuvent convenir, précise Lionel, à condition d’éviter les modèles les plus raides.

Un moulinet taille 300 qui ramène 80 cm par tour

Côté moulinet : une taille 300 (les appellations varient selon les marques), un frein de 10 kg minimum, et surtout un ratio qui récupère environ 80 cm par tour de manivelle. Trop lent, on se force toute la journée ; trop rapide, il faut sans arrêt se retenir. Lionel préfère les low profile aux moulinets ronds et cite les Okuma Komodo, l’Abu Garcia Beast en taille 300, ainsi que des Shimano et des Savage Gear. L’offre s’est élargie, le choix se fait sur le ratio avant la marque.

Moulinet casting low profile Abu Garcia Beast vu de profil, avec sa manivelle et son frein étoile
Un casting low profile en taille 300 : la base de l’ensemble big bait selon Lionel, avec un ratio autour de 80 cm par tour.

Tresse, bas de ligne fluorocarbone et agrafe : les détails qui coûtent des poissons

Tresse PE5 et bas de ligne de discrétion

Pour la tresse, Lionel raisonne en diamètre : 30 à 35 centièmes, soit du PE5, de préférence une américaine en 8 brins plutôt qu’une japonaise en 4 brins, plus fragile aux chocs. La couleur n’a pas d’importance à ses yeux.

Sur un leurre qui atterrit dans l’eau comme un parpaing, un bas de ligne discret peut sembler absurde. Lionel y est pourtant revenu après « une ou deux fessées » prises sans, sur les lacs alpins et le Léman. Son montage : un fluorocarbone de 50 ou 60 centièmes sur 3,50 à 4 m, assez long pour que le nœud s’arrête juste avant le moulinet au lancer, puis une pointe de 80 cm environ en 90 ou 100 centièmes. Yann objecte qu’un fluoro plus gros vibre et déplace plus d’eau qu’une tresse fine ; pour Lionel, la réussite n’est jamais une seule variable : bas de ligne, tresse, ratio, angles de lancer, position du bateau, « c’est que des détails qui te font réussir ».

Fluorocarbone dur, nœud Mahin, pas d’acier

Pour la pointe, Lionel choisit des fluorocarbones très durs, qui résistent mieux aux dents que des fluoros tendres, ce qui lui permet de ne pas dépasser le 100. Il cite un PVDF de chez Water Queen, bon marché et très rigide en gros diamètre, et les fluorocarbones Varivas dans les forts diamètres. Coupé une fois au Salagou en 80 centièmes, il pêche depuis en 90. L’acier ? Essayé, puis abandonné : refaire l’avançon à chaque poisson n’est pas pratique.

Pour relier tresse et fluoro, Lionel utilise le nœud Mahin, emprunté aux carpistes : il passe dans les anneaux dans le bon sens au lancer et tient très fort. Son astuce : laisser quelques millimètres de brin au lieu de couper à ras, pour que le bout se plie dans les anneaux au lieu de claquer.

Une agrafe difficile à ouvrir

Agrafe, sans hésiter, mais une bonne. Le critère de Lionel : une agrafe que vous galérez à ouvrir. Avec un modèle premier prix, c’est souvent le brochet qui l’ouvre en attaquant au niveau de la liaison, ou pendant le combat ; on retrouve alors des agrafes droites, pas cassées, simplement ouvertes. Il utilise les X-Snap de Savage Gear en taille L, avec lesquelles, dit-il en riant, on pourrait tracter le bateau.

Quels leurres embarquer pour pêcher big bait

Lionel se décrit comme « un peu fou » sur le nombre de leurres à bord, mais sa boîte de base est courte. Des shads en deux fréquences, qui brassent beaucoup ou peu d’eau. Un articulé à nage serrée, type Replicant Jointed. Une trout à la nage plus ample, comme la Line Thru Trout de Savage Gear. Un grub, éventuellement un double grub. Et un leurre à palette : visser une grosse palette sur un vieux shad au paddle coupé donne une sorte de Divinator géant qui prend régulièrement du poisson.

Leurre souple Savage Gear 3D Line Thru Trout de 30 cm, imitation de truite avec montage traversant
La trout à nage ample : l’un des deux leurres articulés que Lionel embarque systématiquement, aux côtés d’un jointed à nage serrée.

Les tailles vont de 20 à 32 ou 35 cm. Lionel distingue les lacs très pêchés, type Salagou, où il faut du choix pour trouver la bonne vibration et la bonne couleur, et les plans d’eau moins pêchés aux gros leurres, où le déplacement d’eau suffit souvent et où la boîte peut maigrir. Dans les deux cas, il invite à raisonner comme pour le sandre au petit leurre : bonne couleur, bon plombage, bonne vitesse. Sur les poissons éduqués, l’article sur les spots surpêchés complète ce passage.

La notion de pattern : passer de trois poissons à quinze

Un pêcheur au live avait dit à Yann qu’avec le sondeur en direct, un shad et un grub suffisaient. Lionel n’est pas d’accord : les jours où ça mord, avec le vrai bon leurre, on passe de 3, 4 ou 5 poissons à 10 ou 15 dans la journée. Sans pattern, sur un lac très pêché, vous ferez un poisson de temps en temps pendant les pics d’activité. Avec, vous en ferez plus pendant les pics et surtout vous en déclencherez en dehors. C’est ce qui sépare les bateaux à deux poissons des bateaux à dix au Salagou.

Au live, la démonstration est frappante. Sur le Léman, le collègue de Lionel relâche un poisson de 95 qui retourne se poser au même endroit, vers 8 m ; Lionel relance le même leurre et refait le même poisson quarante secondes plus tard. Quand les poissons « ne peuvent pas résister », c’est que vous avez trouvé quelque chose.

Comment chercher le pattern à deux sur le bateau

Le pattern ne se trouve pas à toutes les sorties, Lionel le dit sans détour. Sa méthode repose sur le binôme : le matin, chacun sort 30 ou 40 leurres, et les deux ne mettent jamais la même chose en même temps, ni le même leurre, ni la même densité. On fait tourner vibrations et couleurs, et dès qu’il y a un suivi ou une touche, on se rapproche de ce qui a fonctionné. Quand le temps change, l’un garde le leurre qui a marché et l’autre repart en exploration.

Deux pièges. Ne pas se fier à une touche prise tôt le matin : presque sans lumière, un petit pic d’activité fait prendre sur n’importe quoi, et la couleur du matin n’est pas celle de la journée. Et continuer à chercher même quand ça marche, parce qu’il y a peut-être encore mieux.

Couleur de leurre et luminosité : lire le ciel avant de choisir

C’est la partie qui justifie la réputation de Lionel. Dans une eau très claire et profonde comme celle des lacs alpins, le fond ne renvoie aucune lumière : « le fond de ton lac, c’est le ciel ». La couleur de l’eau, et donc ce que voit le brochet, change avec la position du soleil et les nuages. Il y a en général trois couleurs dans une journée : celle du lever, qui ressemble à celle de la fin d’après-midi, et une autre au zénith. Ce que beaucoup prennent pour la fin du pic d’activité quand le soleil sort est souvent un simple changement de lumière qui demande un changement de couleur.

Ses tendances, présentées comme telles et non comme une science exacte : par grand soleil, les couleurs flashy ; par temps très sombre, les paillettes ; par ciel légèrement voilé, les teintes transparentes. Un nuage qui s’installe vingt minutes sur une eau très claire change assez la couleur d’eau pour justifier un changement de leurre, d’où la répartition des rôles dans le bateau.

Adapter la couleur à la teinte de l’eau

Dans un lac moins profond, le fond stabilise la couleur de l’eau : une fois la couleur trouvée par temps ensoleillé, elle tient souvent toute la journée si le ciel ne bouge pas. Les repères de Lionel : eau marron ou piquée, des leurres marron ou orange ; eaux un peu teintées du centre de la France, jaune, or, motor oil ; eau claire, les coloris transparents dès qu’il y a un peu de nuage ; et la valeur sûre en eau standard, un dos ayu à petites paillettes argent. Le plancton, qui trouble ou éclaircit l’eau selon les années, fait partie des paramètres. Et une mise en garde : le leurre qui vous a fait faire un carton un jour et plus rien le lendemain n’était pas magique, c’était le bon leurre de ce jour-là.

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Vitesse, position du bateau et profondeur

Accélérer en fin de récupération

Le conseil principal tient en un geste : quand le leurre approche du bateau, accélérez progressivement. S’il y a un poisson derrière, l’effet de fuite peut déclencher l’attaque. En pleine eau, décalé des structures, une récupération très rapide déclenche aussi. La vitesse fait partie des leviers du pattern : plutôt que de changer de leurre, Lionel ajoute parfois 40 grammes sur une trout et la ramène très vite, parce que certains jours c’est la vitesse qui décide, pas la couleur. Pour l’approche opposée, haute et lente, la méthode de Tom Morand vaut le détour.

Ne pas projeter l’ombre du bateau dans la trajectoire

En dérive, Lionel positionne le bateau pour que son ombre ne tombe pas dans le sens d’où arrive le poisson. Un brochet qui suit le leurre et entre dans l’ombre subit un changement de lumière, et décroche souvent à ce moment-là. Règle générale : on pêche face au soleil plutôt que dos au soleil. Un détail qu’on ne voit jamais dans les vidéos et qui explique bien des suivis sans attaque.

Trouver la couche d’eau en zigzag

Sur un lac inconnu, Lionel avance en zigzag le long des cassures, en lançant tantôt dans 2 m d’eau, tantôt dans 15 m. Dès que les touches arrivent à une profondeur donnée, il suit cette ligne. Le sondeur accélère tout : là où le fourrage tient, à 8 ou 12 m, les brochets ne sont pas loin. Et un principe qui change la façon de plomber : le brochet attaque toujours au-dessus de lui. Avec le bon leurre ou pendant un pic d’activité, il peut monter chercher un leurre qui passe 10 m au-dessus, sauf quand une thermocline marquée joue le rôle de mur.

Saisons et taille des poissons

Deux périodes se prêtent à la pêche haute dans la couche d’eau : le début de saison, quand les poissons blancs fraient sur les berges et qu’un gros leurre shallow passé près des brèmes fait le travail, et l’automne, quand les brochets se nourrissent avant l’hiver et remontent.

Sur la taille des brochets, Lionel livre une analyse personnelle : les très gros, ceux qui approchent ou dépassent 130, sont très peu pélagiques. Trop vieux pour rester en pleine eau, ils vivent posés sur le fond, souvent près des bordures, dans moins d’eau. Le live, qui vise des poissons actifs entre deux eaux, cible donc des poissons plus jeunes : au Léman les captures au live tournent autour de 122 ou 123, au Salagou vers 110. Hypothèse assumée comme telle, mais qui plaide pour pêcher les bordures quand on vise le record.

L’anecdote du Salagou qui résume tout

Un jour de grand vent au Salagou, Lionel et son ami Fabien s’abritent dans une baie, mouillent l’ancre et pêchent une cassure. Une demi-heure sans une touche, en faisant tourner les leurres. Lionel monte un G’Bump de 20 cm : premier lancer, un 112. Photo, remise à l’eau. Deuxième lancer, un 95. Puis d’autres touches, tandis que Fabien, à côté, n’a rien. Le pattern vaut aussi sur des eaux vierges : au Canada, sur des poissons jamais pêchés, trouver le leurre qui leur plaisait le plus multipliait encore les touches par deux ou trois.

Leurre souple Gunki G
Le G’Bump 20 cm, le leurre de la fameuse demi-heure au Salagou : deux beaux poissons sur deux lancers après trente minutes sans rien.

Yann ajoute une piste quand le voisin de bateau prend et pas vous, même avec le même leurre : quelques mètres de plus à chaque lancer, c’est un leurre qui reste plus longtemps dans la bonne couche, et sur une journée ça se compte en kilomètres de pêche utile. Et un rappel de Lionel : « aujourd’hui ça mord pas » signifie le plus souvent qu’on n’a pas trouvé ce qui les déclenche.

Le matériel utilisé dans l’épisode

Lionel pêche avec une canne Tenryu fabriquée pour lui, à action très progressive ; dans la gamme actuelle, la Tenryu Injection BC 85 XXH est la référence big bait pour les leurres de 120 à 350 g. Il cite aussi les cannes Savage Gear big bait. Yann utilise une Bim Tackle Oversize jusqu’à 120 g et une Saint-Croix musky pour les plus lourds. Moulinets casting low profile en taille 300 : Okuma Komodo, Abu Garcia Beast, Shimano ou Savage Gear. Fluorocarbone dur PVDF Water Queen, Powerline ou Varivas, nœud Mahin, agrafes X-Snap Savage Gear en taille L. Dans la boîte : Line Thru Trout 30 cm, Replicant Jointed, G’Bump 20 cm, Wolf Creek 30 cm, Shallow Cruiser de Bim Tackle et Westin Mike the Pike, plus un grub, un double grub et le shad à palette maison.

  • Canne : 2,40 à 2,70 m, puissance supérieure au poids de leurre habituel, talon long
  • Moulinet : taille 300, frein 10 kg minimum, environ 80 cm par tour
  • Tresse : PE5 ; fluoro : 50 ou 60 centièmes sur 3,50 à 4 m, puis 80 cm en 90 ou 100
  • Leurres : 20 à 35 cm

Questions fréquentes

Quelle canne pour pêcher le brochet au big bait en bateau ?

Une canne de 2,40 à 2,70 m, à action progressive et talon long. Choisissez une puissance au-dessus du poids de leurre que vous lancez le plus souvent : pour du 300 g, une canne annoncée 400 ou 500 g. Une canne à saturation fatigue au lancer et fait manquer les ferrages.

Quel ratio de moulinet pour le big bait ?

Lionel Laporte recommande un casting taille 300, low profile, avec un frein de 10 kg minimum et une récupération d’environ 80 cm par tour de manivelle. C’est le compromis qui permet de ramener à la bonne vitesse toute la journée sans se forcer ni se retenir.

Faut-il un bas de ligne en fluorocarbone ou en acier pour le big bait ?

Dans l’épisode, Lionel pêche en fluorocarbone dur : 50 ou 60 centièmes sur 3,50 à 4 m pour la discrétion en eau claire, puis une pointe de 80 cm en 90 ou 100 centièmes. Il a abandonné l’acier, qu’il juge peu pratique à refaire après chaque poisson. La dureté du fluoro compte plus que le diamètre.

Comment choisir la couleur d’un big bait selon la luminosité ?

En eau claire, la lumière change trois fois dans la journée (lever, zénith, fin d’après-midi). Tendances observées par Lionel : flashy par grand soleil, paillettes par temps sombre, transparent par ciel voilé. En eau teintée, adaptez la couleur au fond : marron et orange en eau piquée, jaune, or ou motor oil en eau un peu teintée.

Pourquoi mon copain prend des poissons et pas moi avec le même leurre ?

Ça arrive à tout le monde, y compris aux deux compères de la vidéo. Les causes possibles : la vitesse de récupération, la couche d’eau explorée, la distance de lancer, un plombage différent. Quelques mètres de plus à chaque lancer laissent le leurre plus longtemps dans la bonne zone, et sur une journée la différence se compte en kilomètres de pêche utile.

Pour conclure

Ce que Lionel Laporte propose, c’est moins une recette qu’une discipline : un ensemble dimensionné pour ferrer, des liaisons qui ne lâchent pas, et une recherche permanente du leurre du jour, à deux, en lisant le ciel et l’eau. Tout ça s’apprend, et chaque journée bredouille devient une journée d’expérience plutôt qu’une fatalité. Si vous pêchez à pied, l’approche est détaillée dans le brochet au big bait du bord.

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Le matériel cité dans l'épisode

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Leurre Technique

Par yann

Yann Nabusset pêche depuis toujours, des rivières normandes aux destinations lointaines. Il anime Tous des Tom Sawyer, le podcast qui raconte la pêche française par ceux qui la font.

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